Date: 15-02-2007 Hadouk Trio Lieu : INSTITUT FRANÇAIS Bien plus qu’un concept fédérateur, l’utopie est l’essence même du trio Hadouk, sa nature profonde, sa force vive epuis plus de dix ans, son âme insaisissable aussi. Car Hadouk est un monde par lui-même, fait de racines aériennes et de terres rêvées, un continent imprévu qui pointe entre l’Afrique et l’Orient, un rivage improbable qui s’avance entre jazz et world. Bref, Hadouk c’est une cosmologie en soi, avec ses constellations et ses horizons libres, ses lignes de grande transhumance et ses astres de première magnitude. Charmeur de vents, Didier Malherbe défend la trille alerte et le slap éolien auprès de Jacques Higelin et de Brigitte Fontaine, de Robert Wyatt et de Pierre Bensusan. A côté du saxophone et de la flûte, il apprivoise la bourrasque et cisèle la volute dans ces exquis réceptacles à turbulences que sont le bansouri, les ocarinas, et bien sûr le doudouk, hautbois arménien. Il a publié un recueil de sonnets intitulé l’Anche des Métamorphoses. Méhariste éclairé, Loy Ehrlich a été de toutes les équipées trans-sahariennes, aux côtés de Youssou N’Dour, Touré Kunda, Geoffrey Oryema, mais aussi de Peter Gabriel. Poly-instrumentiste, c’est un joueur de kora et de sanza, spécialiste du hajouj, la basse des gnawas. On le connaît aussi comme arrangeur et producteur, ainsi que programmateur du festival d’Essaouira. Bourlingueur invétéré, Steve Shehan promène son grand sac à rythmes sur toutes les coutures de la planète, pour en capter les forces sismiques. On l’a entendu avec aul Simon, John McLaughlin, Paul McCartney et tant d’autres… Bois et argiles, cuirs et métaux n’ont plus de secret pour lui. Car Steve joue avec le temps comme avec la matière, et c’est le diaphragme du monde qui bat entre ses peaux.

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