Date: 25-01-2007 Imghrane Jeudi 25 janvier à 20h30 - Institut Français Fondé en 1991, Imghrane s’est resserré en 2001 autour du noyau des frères Habou : Abderrahmane, Boujemaa et Larbi. Issus d’une grande famille de musiciens, originaires d’Assaka, près de Tiznit, ils ont reçu l’amour de la musique en héritage. Leur père est un grand Maestro d’Ahwach, danse collective typique du sud ouest marocain. Les rways, poètes musiciens, porteurs d’informations, commentateurs et moralistes de cette société villageoise, y sont les musiciens professionnels. Les poèmes chantés de certains maîtres, comme Haj Belaid, sont repris aujourd’hui encore par les nouvelles générations. « Imghrane s’inspire de l’esprit de ces chansons anciennes pour en faire de nouvelles, explique Abderrahmane. Mon frère cadet, Larbi, est doué pour créer ses propres paroles, qu’il chante de sa belle voix. Il exprime son point de vue à partir de ses propres histoires d’amour, de ses expériences personnelles. » Affirmant un style singulier, Imghrane s’est aussi attelé à forger des outils lui permettant de projeter sa musique au-delà du Souss marocain. Fondée en 2003, l'Association Imghrane pour la Culture et l'Art a également initié, à l'occasion de la Journée nationale des Migrants, les Rencontres Inmudda (c’est-à-dire les migrants) à Tiznit. Chaque année, le Prix Inmudda est décerné à une personnalité pour son action en faveur des émigrés. « De nombreux intellectuels amazigh nous ont suggéré d'essayer de mondialiser notre musique», confie Abderrahmane. En préparation, une première tournée d'Imghrane en France au printemps prochain. Le talent de cette nouvelle voix de la musique berbère ne demande qu'à s'exposer devant les publics du monde.

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