Conte simiesque Remugles et pyrosis, prurits nocturnes

Modérateur: Spéculoos

Conte simiesque Remugles et pyrosis, prurits nocturnes

Messagepar DR IDRISSI MY AHMED » Dim Sep 02, 2012 1:26 am

Conte simiesque
Remugles et pyrosis, prurits nocturnes et contes pervers.

Chaque peuple, de la Perse Ă  la Chine, des Indes Ă  l'Afrique, a ses lĂ©gendes, ses parfums Ă©thĂ©rĂ©es et ses odeurs Ăącres. Les vieilles civilisations couvrent de mystĂšres et de cultes magiques l'imaginaire des hommes. Resourcements intarissables, creusets de l'homme, on leur doit nos inventions et nos successives renaissances. Nos rĂȘves souvent, alors qu'en ce moment, hĂ©las, ils vivent de vrais cauchemars. Outre la peur, l'humiliation, l'offense et les guerres imposĂ©s, ils subissent de la part des leurs dĂ©mons, le lavage ethnique sous la vindicte millĂ©naire.
On raconte que Jean De La Fontaine a copiĂ© ses fables des contes d'Esope et de chez,-nous, les musulmans, qui les avions vĂ©hiculĂ©es en fait des Indes lors de nos pĂ©rĂ©grinations commerciales
RĂ©servoirs humains d'antiques sagesses, on retrouve les contes magnifiĂ©s dans notre culture, puisque selon les dires du prophĂšte, pour les sciences, il ne faut pas hĂ©siter d'aller jusqu'aux Indes pour la quĂȘte du savoir. Et on y va de ce pas.

Bachar El Assad, c'est le Lion Humain de Syrie
?
Je vais demander Ă  un singe de m'expliquer ce bazar.

Si j'ai soldĂ© les os et les crĂąnes humains et mon ostĂ©ologie avec, je garde encore le crĂąne de Tchita, ma guenon d'Itzer ! Ainsi que quelques vers du soliloque de Hamlet de Shakespeare. To be or not to be, that is the question ! Adolescent, j'ai rĂȘvĂ© de chasses aux Indes et de safaris en Afrique
Sauf que ce sont les rois hispaniques et les princes anglais qui en profitent. Le peuple garde ses rĂȘves, pour d'autres vies et les rois les rĂ©alisent de leur vivant et se les appliquent. To be or not to be, alors qui suis-je ? Que reprĂ©sentent pour moi, le monde et la vie ? Si subtiles dans leurs belles et prosaĂŻques ou mortelles complexitĂ©s ! Ici, donc dans ma rĂ©gion et mon identitĂ©, quand mon mĂ©tier est de soigner alors que je vois des tyrans tuer sans trĂȘve et sans vergogne les leurs. Sous la fĂ©rule de qui on sait, parmi les dĂ©mocrates et richissimes des humains civilisĂ©s. Quoi comprendre et oĂč est la vĂ©ritĂ© ?
A mon Ăąge, je ne sais rien. Les gourous, lĂ  bas, les sikhs et les faquirs, sont des pilotes Ă  leur maniĂšre, des guides. Faute d'avions ou d'ailes, ils façonnent nos tempĂ©raments, nos caractĂšres, nos conduites, nous dirigent des fois, et tirent nos Ăąmes vers d'autres zones, lĂ  oĂč nos sens habituels n'ont pas de prise.

Un revenant ou un avatar ?

Spectral souvenir de sa dĂ©funte amie
J'avais perdu de vue ce maĂźtre des ailes, dotĂ© par la nature et sa fonction de long courrier et dont le zĂšle s'exonĂ©rait de loin. Un sage, qui restĂ© jeune et constamment Ă  la conquĂȘte de la vie est toujours en quĂȘte de perfectibles moitiĂ©s. Elles sont nombreuses, ils les tirent Ă  tir d'ailes, ces Ăąmes effarouchĂ©es des fidĂšles, qui oublieuses du corps, n'ont de besoins que de servir autrui en le servant avec amour et fidĂ©litĂ©. EsthĂ©tisme mystique, les couches des gourous sont comme des salles de classes. Des aĂ©rodromes du ciel, oĂč l'on apprend par l'extase et le don de soi, Ă  sortir du corps pour accĂ©der aux sens les plus fins, vers la paix et l'oubli, dans les contrĂ©es imaginaires. Actes de dĂ©votion et de piĂ©tĂ©, occultes et intimes, qui ne sont pas si rares, mais qui sont Ă  l'origine mĂȘme de la vie et de grands Ă©mois.
Parlant des gourous, on les imagine souvent ces maßtres, à moitié nus, halés imberbes ou trÚs barbus. On les voit, qui contorsionnés, qui marchant sur les cendres ou nageant parmi les cadavres et les fleurs dans le Gange. Clichés multicolores, ou scories nauséeuses, la vérité est là. Elle est multiple, gluante et glauque, ensorcelante et majestueuses. Simplicité et dignité, tout est en question, en Orient ! Orient magique, splendide et magnifique.
Tente-huitard invĂ©tĂ©rĂ©, preux conquĂ©rant de la chair gratuite, mieux habillĂ© que ses congĂ©nĂšres, le culte anglais, sa vision Ă  l'amĂ©ricaine, avait fait de ce pilote des dieux, un marabout. Un homme qu'on loue pour ses services. Lui qui Ă©tait le messager, le coursier des divinitĂ©s vivantes ! Ses orgies aĂ©riennes Ă  leurs services, ses litanies Ă©thĂ©rĂ©es, l'ont rendu Ă  la fois sage. puissant et fier. Ça se sentait en lui. Mais astreint au devoir de rĂ©serve, il ne s'en ventait pas. Ses expĂ©riences multiples dans les hĂŽtels internationaux, les congrĂšs et les gites Ă©toilĂ©s, l'ont conservĂ© toujours aussi jeune. On dirait qu'il jouxtait Jouvence en buvant souvent de son sein.

Le crépuscule des sages

Cette éthique, cette thérapie, peu de gens la partagent en fait. Ces gourous ont une sorte d'aura, la baraka. La mémoire persiste sur les sables de Skhirate et les terres de Témara d'un homme de cette trempe. Ce guérisseur miraculeux, Cheikh Mehdi Toubi n'était pas un Toubib. Vrai charlatan ou pseudo fakir, que Dieu me pardonne si je me trompe, ou qu'Il me donne ses dons s'ils étaient vrais.

Entre parenthĂšses.

Il drainait des milliers de malades. Et des plus graves encore. Qui par dĂ©pit ou par dĂ©fi, qui par espoir ou crĂ©dulitĂ©, ou simplement par la quasi gratuitĂ© et le dĂ©ficit du systĂšme de SantĂ©? Une cour des miracles, alors, qui faute de parvis avait occupĂ© toute la ferme comme esplanade. La place de la RĂ©surrection de Mme Student devait ressembler Ă  ce paysage-lĂ . Une effervescence, une fiĂšvre, un magnĂ©tisme qui enflammait d'espoir une foule Innombrable vivant dans un Ă©tat second. LĂ , le miracle s'obtenait dans le souk, avec des pains de sucre. Et la baraka pĂ©nĂ©trait les bouteilles d'eau minĂ©rale mĂȘme fermĂ©es !
Si ce ne sont pas des miracles, c'est de l'escroquerie tolérée par les autorités ! Un commerce florissant, concédé par le Makhzen, à en croire les détracteurs impénitents de celui-ci. Les gens étaient heureux de trouver, faute de santé laïque correcte et d'écoute profane attentive, une vision miraculeuse, une mission affable, quasi mystique émanant de l'Au-delà!

Loups loufoques

Rien à voir avec nos misérabilissimes Taïbi et autres Kader Kada. Ces esbroufeurs, malins et pervers et sournois, des loups, non des hyÚnes, sont de la race des escrocs et des maraudeurs. A l'instar de ces Sabires et ces Nabils, des quidams hypo lettrés, mués en vrais journalistes ou de faux scientifiques. De véritables docteurs qui vandalisent leurs professions. Des ombres qui hantent les malades, des incubes qui les exploitent. Qui les cabinets, qui les cliniques, qui le TPA, en fuyant leurs charges premiÚres dans les hÎpitaux publics. Appelez l'avocate Baddou, la pourfendeuse des cliniques ou son réanimateur El Ouardi et alter ego, ils vous le diront.
L'un vend l'air, les autres ventilent les soporifiques, mais tous sucent le sang ! A l'instar des taxes scélérates sur les maladies, que sont ces taxes de Douane et la dime TVA et que nous dénonçons ici aussi ùprement. ImpÎts ignobles imposés sur le matériel médical et les médicaments et que ne paient que les malades dans le plus beau pays du continent. Les Gueux sont exploités par le fisc dans leurs situations les plus morbides. Infùmes iniquités.

Conclusion préliminaire

Chacun donc ses fidÚles et des proies, entre la foi et la perfidie, on saigne ou on soigne les quémandeurs de santé !

Passons au conte allégorique.

Voici donc que notre gourou biensĂ©ant, l'anecdote ou la blague faciles. Avec lui, le plus souvent comme acteur et hĂ©ros. Aujourd'hui, il me sort une vĂ©ritable histoire. Un conte quasiment vrai, que je me fais le plaisir de partager avec vous. C'est Ă  la fois un symbole et une sentence. Une mĂ©taphore mystique mĂȘme qu'il s'agit lĂ  de vĂ©ritables animaux.
C'est l'histoire indienne d'un vieux lion qui a crevĂ©, au point de laisser des nuages de mouches envahir l'Asie, parce que personne n'osait s'en approcher, de crainte qu'il ne faisait que le mort pour punir les curieux et sĂ©vir sur les impudents. Et on sait les vrais lions rares aux Indes. Les derviches de la forĂȘt, vĂ©ritables druides aryens, dĂ©cident d'Ă©lever Ă  sa place un singe. Un jeune singe, dont il Ă©tait le compĂšre, le fils et le petit ami. On lui fit allĂ©geance, une charge honorifique, par rĂ©vĂ©rence et fidĂ©litĂ©, en guise d'attachement pour sa charge et de courtoisie pour son honorable fonction. Car il faut bien un emblĂšme pour reprĂ©senter le peuple et les animaux vivants dans cette forĂȘt. Pourquoi pas le compagnon du dernier lion de cette planĂšte ? Ce singe de son Ă©tat, qui de disciple et amuseur, Ă©tait devenu son servant zĂ©lote et vĂ©ritable fils.
La forĂȘt n'a pas les mĂȘmes valeurs que la ville. Le complexe d'ƒdipe, on ne connait pas. Un lion peut bien fĂ©conder sa mĂšre et devenir le frĂšre de ses fils, aprĂšs avoir comblĂ© les sources dont il est lui-mĂȘme sorti ! Pour les chiens, c’est pareil. Un autre peut manger ses petits. Si nous n'allons pas entrer dans leurs intimitĂ©s familiĂšres ou carnassiĂšres, nous avons l’hĂ©sitation humaine du choix des exemples. Comme lĂ , sous Assad en Syrie, ou hier en la belle Europe, sous Hitler. Et j'en ai vu qui parlaient indĂ©cemment pour dĂ©fendre leurs xĂ©nophobies karcheres*, d'identitĂ©s puristes et de civilisations supĂ©rieures et arrogantes rehaussĂ©es !

Pour ne pas l'oublier

Et pour revenir au cas du cheikh Tourabi, s'il a servi d'une certaine maniĂšre Ă  la demande populaire antinomique de l'Ă©thique du conseil de l'ordre, telle qu'elle a Ă©tĂ© laissĂ©e se dĂ©velopper que l'on a confortĂ©e
Et si certains fidĂšles en furent soignĂ©s? d'autres ont pu ĂȘtre déçus ou ont vu leurs cas carrĂ©ment aggravĂ©s ! MĂȘme les prophĂštes de Dieu, pour leurs miracles n'eurent pas une aussi florissante industrie, ni de si belles et innombrables prouesses! Alors, le cadre de la mĂ©decine me laisse dĂ©sespĂ©rer. Qu'en est-il du reste ?

Qui mettre Ă  la place du roi lion ?

Voici donc que le gourou aĂ©rien, me raconte l'histoire d'un lion qui vivant aux Indes, disais-je Ă©tait mort, laissant Ă  sa place, un simien, faute d'hĂ©ritier de la race superbe
 ou supĂ©rieure, et de l'essence fĂ©line
.ou divine ! Un singe Ă  queue et aux fesses rouges Ă  la place de la criniĂšre fournie et blonde. Un singe qui faute de gronder Ă  faire trembler les arbres se met Ă  crier et Ă  sautiller de branche en branche ! Un primate de la plĂšbe, Ă  la tĂȘte de la monarchie. Cela s'appelle en langue scientifique de l'involution. Adieu les lions des Indes comme vous qui hantiez l'Atlas. La honte tue plus que l'extinction des espĂšces !
C'est vrai que ce n'est pas une bĂȘte cocue Ă  corne, ni un animal de trait ou de corvĂ©e aux pattes sataniques et fourchues ! C'est vrai que l'Ă©lĂ©phant Ă  ivoire et le tigre rayĂ© eussent pu faire l'affaire. Mais leurs dĂ©tracteurs, ces serpents qui sifflent sur nos tĂȘtes, sont de mauvais augures et de vils conseillers
Des comploteurs qui veulent devenir vizirs Ă  la place des vizirs ou prĂ©sidents Ă  la place des rois. Pour peu et pour profiter plus, ces agitateurs auraient placĂ© un chameau Ă  la tĂȘte de la rĂ©publique, pour lui monter sur le dos. Ou carrĂ©ment une poule, fĂ©minitĂ© ou hermaphrodisme obligent, pour contrecarrer les amis de Benky, afin de leurs marauder leurs Ɠufs dorĂ©s ! On ne voit pas une poule faire face Ă  toute la jungle, mĂȘme si nos rues sont infestĂ©es de vampires, ni un chameau gronder face Ă  un fauve qui fait le zouave dans sa quate-quate*!

King Kid, le singe-lion

Ne dĂ©plaçons ni le discours ni la scĂšne, malgrĂ© les alluvions et les jets de pierres. Allusions ou illusions, je ne sais quoi Ă©crire et valsons sur la vague lyrique
Il faut dire que le Livre de la Jungle n'Ă©tait pas encore Ă©crit par Rudyard Kipling et qu'il n'a jamais soufflĂ© Ă  Baloo de chanter : ''Qu'il fait peu pour ĂȘtre heureux.. !''. LĂ , il n'y avait nul besoin de constitution Ă©crite. Ici, au vaste et fidĂšle pays du Commonwealth, l'Inde, c'est la reine, God save the Queen, qui rĂ©git les Ăąmes des fidĂšles. Pas besoin de votes ni de papiers aux urnes non plus, pour fixer les traditions et rendre les us garants de la dynastie et de l’hĂ©rĂ©ditĂ©. Le tort vient en fait ou du fait du Lion. Sa MajestĂ©, elle-mĂȘme. Mais qui peut critiquer le lion sans en ĂȘtre bouffĂ© ? Lui, qui par suffisance avait malgrĂ© son grand harem, refusĂ© les soins des sages qui lui avaient conseillĂ©, jeune de se mĂ©fier des lionnes, de leur sida, du cafĂ©, du tabac et du cholestĂ©rol
Et de se protĂ©ger le sceptre pour ses multiples usages. De se soigner contre la stĂ©rilitĂ© et les autres maladies transmissibles, qui viendront mettre fin Ă  son gĂ©nome, Ă  son espĂšce et sa dynastie.
Depuis, aux Indes, il n’y a plus de lions. Ils sont effacĂ©s ! Il ne reste que des cornacs, juchĂ©s sur les Ă©lĂ©phants transformĂ©s en chars de fĂȘtes, souvent avec de fausses dĂ©fenses, des prothĂšses ! Celles en ivoire leur ayant Ă©tĂ© sciĂ©es et vendues. Les Ă©lĂ©phants, domestiquĂ©s hĂ©las, sont devenues des bĂȘtes de trait, utiles en forĂȘt pour la dĂ©vaster et pour transporter les billes de bois vers les clairiĂšres
Sont-ce des zĂšbres ou des zombies ? Quelques tigres apeurĂ©s et disciplinĂ©s, ne sont plus bons que pour la photo ou la parade. Le prĂ©dateur les ayant soumis, ils sont devenus des vĂ©gĂ©tariens, par contumace. Les indous ne vont pas leur donner leurs vaches sacrĂ©es en pĂąture ! Souvent logĂ©s dans les rĂ©serves et les zoos des pays Ă©trangers, l'homme a avili l'homme, l'homme cet animal, a humiliĂ© et flĂ©tri les hĂŽtes de la forĂȘt.

Sa Majesté Macaque Premier

King Kid, est le nom de notre roi singe et lion. Sa devise est de :''plaire et rire de la vie''. Se croyant ĂȘtre devenu le phĂ©nix de ce bois, voici donc le coquin et le sage
Le Singe, qui se pavane comme un paon. Amuseur de la compagnie, ses grimaces ne font rire que les siens et pleurer l’humanité  de la savane. Timide en fait, il ne montre ses facultĂ©s qu’aux proches de parmi ses amis. Son sport favori, ses façons de donner justice sont de rire et de grimacer, de moquer, de sauter et de danser. De s’exhiber nu en public en s’amusant avec son sexe, comme pour se masturber...Et pourtant, quoi de plus naturel et d’instinctif que de monter les guenons de sa cour ! En guise de tendresse, au lieu d’épouiller comme de coutume ses proches, il les mordait le Singe-Roi jusqu’au sang, en grimaçant. N’est-il pas le roi de ses sujets ? Les sĂ©vices du roi sont une bĂ©nĂ©diction pour l’animalitĂ© ! Hauts concepts de la vie et de la philosophie, que les animaux ne sont pas encore prĂȘts de partager, avec ces humains, qui n'ont rien compris.
Le prurit, les eczĂ©mas, les moustiques et les tiques le hantaient, le Roi, dĂ©mocratiquement et autant que les autres ‘’ fauves’’ du bois. Il n’arrĂȘtait pas de se gratter et c’est la source de son tempĂ©rament de mordeur et de son instabilitĂ©. Quitte Ă  se dĂ©pouiller, le singe princier est pourtant affectueux. Il offrait Ă  chaque occasion avec largesse ses dons Ă  ses proches amis. On l’a finalement poussĂ© Ă  se marier avec l'une de ses amies, car il lui fallait un prince hĂ©ritier pour assumer la sauvegarde de la dynastie. Peut ĂȘtre qu’il donnerait naissance Ă  un vrai lion, un fĂ©lin, un fauve, pour ressusciter la lignĂ©e. Un garant, quel que soit son teint, pour sauvegarder les tribus dans leurs biens, leur unitĂ© et leurs quartiers !
Cet Ă©tat de grĂące vint avec beaucoup de largesses dans la forĂȘt. Il plut, il fit chaud, il poussa des fleurs et des fruits. Les cadeaux fusĂšrent, des arbres et du ciel. Tout le monde en fut joyeux ! Car il se maria enfin et il y eĂ»t le changement et la joie. Mais sans quitter aucun de ses vieux copains. Et c’est pour cela qu’on l’aimait


Ces misĂšres de cour

Souverain dĂ©contractĂ©, on le divinisait, on le cĂŽtoyait, on le choyait, de plus en plus, car il savait sourire et donner. Sauf que certains l’aimaient si tendrement qu’ils lui arrachaient littĂ©ralement la peau des fesses et les poils, le laissant glabre par endroit. Un singe sans poils, va avoir froid et se brĂ»ler au soleil et puis ce n’est pas aussi beau ! Un singe sans toison, c’est la honte pour toute l’humanitĂ©. Ces animaleries, ces niaiseries de gosses de la part de ses copains l’ont dĂ©vastĂ© et dĂ©nudĂ©. Tout le prestige s’en va sans le pelage.

Comment voler encore de branche en branches,

Comment donner sa justice, lĂ , dĂ©nudĂ© et sans vĂȘtements ? Caustiques et caricaturaux, les copains de sa famille, qui l’ont dĂ©pouillĂ© et pillĂ©, humiliĂ© et sapĂ©, se moquent encore de lui et ricanent de sa nuditĂ©. L’un d’entre eux lui souffla mĂȘme de le laisser faire La Justice Ă  sa place. Pour s’enfermer en paix dans ses joyaux et emblĂšmes royaux, afin de ne pas se laisser voir par la masse animale. Ce peuple, qui ne cesse de crier, de critiquer et de quĂ©mander ! Et puis de le laisser honorer ses femelles, pardon ses dames, Ă  sa place, pour le remplacer, le temps que sa toison royale repousse et qu’il soit, SM, moins effrayant
Un autre lui offrit d’aller tuer son frĂšre, Abel et de se couvrir de sa peau, comme d’un masque ! Le temps que ça repousse aussi ! Mais personne de ses vieux compĂšres ne lui fit l’offre de son propre cuir ! Dieu, protĂ©gez le roi de sa famille et de ses amis !
Les cĂšdres millĂ©naires sont un vaste temple dĂ©diĂ© au dieu Shiva. Les feuilles de cet arbre sont une divine mĂ©dication. Il a suffit au macaque de s’écarter de ses mauvais conseillers et de se frotter aux feuilles pour faire repousser les poils du roi. Superbe criniĂšre, il y en eĂ»t des poils sur la face, pardon des cheveux, sur le dos, sur le ventre et sur la queue, Ă  recouvrir mĂȘme son illustre et bienfaisante quĂ©quette. Laquelle depuis un moment ne lui servait Ă  plus rien. Brahma l’avait entendu. Brahma, c’est le Bouddha des Indous. Pour un peu sa criniĂšre dorĂ©e allait devenir aussi Ă©paisse que celle de son dĂ©funt prĂ©dĂ©cesseur et ami, Le Lion ! GrĂąces soient rendues aux divins cĂšdres ! Je n'ai pas dis vin ou cidre !

Le sexe dans la religion chez les indous

Les ruines d'Ă  cĂŽtĂ©, envahies par la forĂȘt, montraient dans les bas reliefs des façades et des murs intĂ©rieurs, des scĂšnes Ă©rotiques aux postures variĂ©es. Des statues d’humains, nus figurant leurs Ă©bats sexuels. VĂ©ritables bestiaires oĂč les humains empruntent toutes les positions de leurs corps, pour s'aimer physiquement, coĂŻter et engendrer. Quoi de plus vrai ? Quoi de plus naturel, enfin ! Qui accroupis, qui assis l'un sur l'autre, qui couchĂ©s en sens inversĂ©s, tous s'adonnent en spectacles plus moins cocasses aux pieux visiteurs du temple. Allez imaginer ça dans une mosquĂ©e, en pays de Pharaon ou sur les murs d'une synagogue, chez les affidĂ©s de MoĂŻse, fussent-elles aux AmĂ©riques !
FigĂ©s dans des positions lubriques et sur la pierre, Dieu sait depuis combien de siĂšcles, elles doivent repues et plus que satisfaites, mais aussi coincĂ©es qu'ankylosĂ©es ankylosĂ©es. Emouvantes fidĂ©litĂ©s, inscrites Ă  jamais dans l'Ă©ternitĂ©. Le singe eĂ»t honte en les regardant pour s'en inspirer quand mĂȘme et s'amuser alors que les lions les ignoraient par dĂ©cence et les trouvaient osĂ©es et incongrus. Et dire que cela figure dans leurs bestiaires de livres et sur les murs de leurs temples religieux ! Le comble de l'exhibitionnisme est d’en devenir divin ! Est-ce que l'amour n’est pas un rite religieux, une pratique de la religion qu'on oublie de pratiquer dans ce registre sacrĂ©, par pudeur ? Alors que c'est une forme de vie, une fonction vitale qui est Ă  l'origine de la vie, et qu'il faut manifester, avec franchise et dignitĂ©, pratiquer au su et au vus des mammifĂšres, sans fausse pudeur, sans abris et sans hypocrisie ?

L’homme dans ses privations dĂ©lire et tue


Nous, les fauves et les mammifĂšres de la forĂȘt, nous ne vĂ©hiculons guĂšre ces meurtres et ces complexes. Nous sommes plus libres ainsi. Nous faisons autant de coĂŻts que nous voulons, avec tendresse, sans violer personne, de bon grĂšs et sans rien payer. Rapides ou ininterrompus, nous coĂŻtons sans compter, wa errazq Ăąla rabbi ! Quel mal y a-t-il Ă  manger, dehors devant les gens, en public, plutĂŽt que de le faire cachĂ©s ? Nous ne forniquons pas, nous obĂ©issons, par les voies naturelles Ă  nos hormones et nos humeurs, pour prolonger l'espĂšce Ă  travers le don de la vie. On nous traite de fauves et de bestiaux ! Il faut croire que pour les humains, (qu’ont-Ils de si humain ?), nous autres les animaux, nous ne serions pas si Ă©voluĂ©s que ça et que nous n'avons guĂšre de leçons de conduite Ă  leur donner ! Mais, aujourd'hui, on se libĂšre et on libĂšre les femelles aussi.
Ainsi donc, loin des foules, des potentats et des autocrates, notre roi de la jungle Ă©tait doublĂ© d'un artiste-danseur, philosophe de surcroĂźt. Adepte de Brahma et de Vishnou, entourĂ© d'une cour d'adeptes et d’adorateurs, faite de ministres et d'amis, certains l'aimaient, d'autres l'apprĂ©ciaient pour la bouffe, les affaires ou les gros cachets ! Pourquoi les traiter de ‘’cachĂ©s’’, ces salaires s'ils sont mĂ©ritĂ©s ? Ou, s’ils sont payĂ©s en monnaie de singe, a fortiori ? Évidemment Ă  leur lionnistique* et caudales effigies ! On n'a pas les amis qu'on mĂ©rite. Une monarchie, c'est comme une ruche d'abeilles. Il y a des individus qui piquent, d'autres qui volent, pendant que d'autres font du miel.
Et l'Inde, ce continent aux couleurs féériques, dansait, chantait, faisait l'amour, priait ou se chamaillait avec les musulmans, à cause du cache-misÚre, du Cachemire. Mais jamais entre les castes ou les vaches, les vraies à cornes ou les porcs, que religieusement on se devait de respecter.

La sagesse des trois singes

Il fait bon de suivre la sagesse et les préceptes des anciens, à la lettre, pour réussir dans l'éducation, la guerre ou la diplomatie. Oublier ses humeurs, ses problÚmes personnels, pour diriger sans surprendre et mieux guider. Notre singe arrivé au pouvoir depuis quelques années, à la surprise de tous, savait garder les yeux fermés, la bouche close et les oreilles bouchées. La sagesse des 3 macaques, il la connaßt. Il savait écouter et parler, sans violence et décider par la suite, sans préjugés ni partis-pris et surtout sans se hùter. Son secret et sa conduite, son rituel était de ne pas avoir peur des étrangers, mais de les surveiller, des les admettre, voire de les aider, mais sans rien exiger d'eux et sans céder à leurs lubies.
Les serpents hypnotiques et les crocodiles aux dents acérées, il les connaßt, les porcs et les loups, les ploucs et les apaches, Gandhi, Rama et les anglais aussi ! Ils les fréquentait de loin. Un mystÚre de la communication, dont il a le secret ! Sa conviction de sage est de tout connaßtre pour se méfier et pour dénicher les dangers ! Il avait une culture et des informateurs, des confidents et parmi eux, des conseillers !
Il les frĂ©quentait de loin, par apprĂ©hension qu'ils ne dĂ©truisent la forĂȘt ou qu'on la leur donne aux colons, qu'on leur vende pour rien, Ă  son insu et qu'on Ă©rode son trĂŽne et l'adhĂ©sion de ses sujets, leur amour aussi ! Sa force revenue, Ă©tait sur son peuple instaurĂ©e. Sans racisme ni discrimination entre les races, tout le monde l'adulait dans la forĂȘt, ou presque.

Un roi de la jungle investi, en vaut deux.

Il se méfiait de ses adorateurs plus que de tout. Il appréhendait les faussaires et les hypocrites, les profiteurs et les affairistes, les bigots et les objecteurs, ennemis de son régime et des libertés qu'il savait donner et faire respecter. Il aimait rester pudique et discret. Rarement ses colÚres étaient manifestes, sauf s'il devait pour l'exemple les publier pour corriger. Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à danser, se plaisait-il à répéter. Il était plus qu'un sage, un singe ! Capable de jouer un rÎle, prenant la vie pour ce qu'elle est !
Un roi averti est comme un dieu pour les sien. Disait-on pour gouverner les hommes
Lui, il n'y croyait pas tant. Il n'Ă©tait qu'une Ăąme, il avait une mission, et c'Ă©tait lĂ  son seul souci. Vivre et laisser vivre, protĂ©ger et se dĂ©fendre sans besoin des tuer. Passer le relais, donner ce qu'il y a de mieux Ă  son peuple sans dĂ©truire la forĂȘt. Et c'est comme s'il avait appris les sentences et les aphorismes, les versets Ă©crit par les humains sur les murs du temple, qui git lĂ , sous les pieds des grands arbres. Un patrimoine qu'on pilonne, un musĂ©e que l'on pille, un mausolĂ©e en train de tomber en ruine. Ces images et ces mĂ©faits le rĂ©vulsent. Les singes sont les gardiens des temples en Inde. On les nourrit d'offrandes pour cela. C'est pour cela qu'ils n'ont pas besoin de chasser.

Roi de la jungle et ancĂȘtre des hommes

C’est une chance pour les fauves d'avoir ce refuge Ă  proximitĂ©. C'est comme si Dieu leur parlait pour leur donner la sagesse. C'Ă©tait leur parapluie, face aux puissances du ciel qui des fois donnaient de la voix et grondaient, menaçant de liquider tout le peuple simiesque en abatant ses refuges, les arbres, sous les trombes d'eau.
Il n'a pas de palais, le roi des singes, oĂč il pourrait se protĂ©ger. Que faire, quand SM, elle-mĂȘme est menacĂ©e ? Alors qu'il est supposĂ© protĂ©ger les autres. Tout est vanitĂ©. Personne n'est Ă  l'abris Ă©lĂ©ments dans cette forĂȘt indienne. L'Inde qui est en paix et qui n'est guĂšre menacĂ©e par ses adversaires, ses voisins ou des ennemis ! Lui, le roi Ă©lu et choisi, se devait de protĂ©ger et de guider le peuple vers le bonheur, la paix, le sexe, la nourriture Ă  bon escient sans excĂšs, la cohĂ©sion sans discrimination entre les mammifĂšres, les reptiles, les insectes, les arbres et les fauves. Son peuple polyglotte aux multiples couleurs vivait dans l'Ă©galitĂ©. Ses adeptes, ses zĂ©lotes inclinaient Ă  son passage leur cou, en signe de respect, attendant de lui, une morsure gentille, une banane sauvage, un cri aigu et fier, un mot, un geste de la main ! Comment appelez-vous les mouvements de la cime, des branches et des troncs que font les arbres sous le vent ?
Ses colĂšres comme ses sourires, sa baraka, ses bĂ©nĂ©dictions, Ă©taient une aubaine, un onguent et de la lumiĂšres qui revigoraient l'Ăąme qui parmi les vivants. Qui refuserait de faire parti de ce cercle de privilĂ©giĂ©s, oĂč l'on ne manquait ni de droits ni d'agrĂ©ments ? Vigilant, le roi des animaux ne devait pas faire de jaloux (car il se ferait des ennemis ainsi ) et les mĂ©rites Ă©taient publiquement dĂ©cernĂ©s. S'il prend rarement des vacances, on prĂ©tend que c'est par peur d'aller si haut. La peur du ciel et des orages, la peur des dieux et de l'inconnu, ou de la hauteur et des avions ? D'aucuns disent que c'est par crainte de laisser la chaise vide ! Pour ne pas subir le sort des rĂ©publiques, qui ont vu leurs dirigeants sauter ! S'il parle peu et s'il sort dehors si peu aux congrĂšs, c'est pour ne pas tenter le diable et pour s'Ă©viter des parlotes inutiles et des confusions, des amalgames avec les tyrans et les despotes.

Adam, version primate

Il refuse de sortir de la forĂȘt, inutilement, pour demeurer prĂšs des siens, Ă  leur Ă©coute constante. Les rois des Indes et les Maharadjas ont quasiment disparu. Mais le singe Ă  queue lustrĂ©e, le macaque au poitrail blanchi, vit plus comme un moine, un gourou et un sage, qu'un prince sanguinaire dans sa forĂȘt.
S'il refuse des jeux ou des ébats charnels inutiles, s'il ne copule que lors des ruts prescrits, c'est pour le rite et la bonne gouvernance, pour la communion avec son espÚce et celle ses assujettis !
Car depuis la mort du Lion, son pÚre spirituel, il a beaucoup muri et longuement réfléchi. S'il consomme un fruit et qu'il fasse la diÚte, c'est qu'il a le don, le sentiment de devenir comme Adam. Un homme nouveau, entier, pourvu qu'il n'écoute point les sifflements de Satan et qu'il évite les pommes de cet arbre interdit. Cet arbre qui découvre la nudité, la concupiscence et l'amour instinctif des excÚs en toutes choses et l'attirance vers les interdits. Et il sait que les serpents, c'est leur sort de servir comme agents du Diable et de rester toujours à l'affut.

Le secret de la lumiĂšre

Est de voir oĂč nous marchons. Pour nous, vestiges des humains, le Diable on sait qui c'est. MĂȘme si on a la chance de ne pas le rencontrer
Il n'est qu'un symbole, celui des grandes puissances. Pas les States, la Chine ou la Russie, celles des tĂ©nĂšbres. Et pourtant, Lucifer, est ''le porteur de la lumiĂšre'', selon l'Ă©tymologie de son nom. Voire le porteur, issu du feu ! Demandez aux soufis et aux astrophysiciens, ceux du boson de Higgs ! Alors les plus illuminĂ©s, les plus intelligents, seraient nos vrais ennemis ? Aie !

Sauf que lĂ , si bas et si loin

et sauf votre respect, monsieur le Maire, je vais vous dire : "qu'entre deux merdes, il y a toujours des crachats Ă  Ă©viter ". Sur nos sentes forestiĂšres, pardon on est sorti du conte, je veux dire sur nos avenues du Centre Ville, quand on a l'heur de marcher encore, debout, Ă  pied, on fait de tristes rencontres. LĂ  dans l'entrechoc des cafĂ©s et des voitures, qui comblent les trottoirs, sous votre regard de responsable. LĂ , sous les feux des scanners inquisiteurs, de ceux qui occupent les ruines et les restes de nos artĂšres vomies. LĂ , on n'est sorti de la ville, de l'urbain, de l'humanitĂ©, la citoyennetĂ© pour rĂąler. Ne nous demandez plus d'aller voter. On remplira les urnes d'urines prostatiques, de cailloux et de menstrues embaumĂ©es. Et c’est pour cela que les singes doivent rester sur lĂ  haut, sur les branches, dans leur verdeur Ă©thĂ©rĂ©e, au dessus des hommes, du courroux des lions, des armes et des mĂȘlĂ©es !
Je sais que vous ne me lirez pas, mais je vous laisse la paix dans ce zoo, oĂč les primates sont nos meilleurs frĂšres, nos ancĂȘtres pour demain, peut-ĂȘtre !

Les Chroniques différées de Mme Student
Dr Idrissi My Ahmed, Kénitra, le 1er Septembre 2012
DR IDRISSI MY AHMED
DR IDRISSI MY AHMED
 
Messages: 10
Inscrit le: Mar Août 07, 2007 12:32 am

Retour vers Culture

Qui est en ligne ?

Utilisateur(s) parcourant actuellement ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 0 invité(s)

cron