Agadir-Ida Outanane: S'attaquer au problème structurel de la sécheresse

Réunion de la session ordinaire du conseil préfectoral La réunion de la session ordinaire du conseil préfectoral d'Agadir-Ida Outanane a été tenue, mercredi 28 mai dernier, au siège de la wilaya d'Agadir.

Cette réunion a été présidée par Lahcen Bijddigne, vice-président du conseil, assisté par Rachid Filali, wali de la région Souss-Massa-Drâa et gouverneur de la préfecture d'Agadir-Ida-Outanane, pour débattre autour du projet de modification de la programmation des tranches non utilisées en faveur de celles ayant enregistré une insuffisance au terme du budget d'équipement au titre de l'année 2008, outre le projet de transfert des tranches non utilisées en faveur de celles ayant connu une insuffisance au terme du budget de gestion au titre de l'année courante et le projet de transfert des tranches non utilisées en faveur de celles ayant enregistré une insuffisance au terme du budget annexe de la même année.
Ont été aussi entamés au cours de cette rencontre, la rentrée scolaire et universitaire 2008-2009, les retombées de la raréfaction des ressources hydriques au niveau des secteurs de l'eau et de l'agriculture. Il a été procédé entre autres à la présentation d'un exposé autour du secteur routier dans le monde rural et à l'étude des plans de bornage effectuée par la Sonaba au niveau des communes rurales d'Aourir, Taghazout et Tamri.

Le vice-président du conseil a procédé, après la lecture de l'ordre du jour de cette rencontre, à l'énumération des activités du bureau du conseil pendant la période séparant les deux sessions, se résumant dans l'assistance à la réunion du conseil administratif de l'académie régionale de l'éducation et de la formation, à la rencontre régionale de la révision de la charte communale, tenue à Agadir, sous l'égide du ministère de l'Intérieur, à la réunion autour de l'étude relative à la révision du plan directeur d'aménagement des ressources en eau de Souss-Massa, outre l'assistance à la cérémonie d'ouverture du festival international du théâtre universitaire qui a eu lieu à Agadir et à la conférence organisée autour du tourisme rural dans l'espace d'accueil touristique d'Ida outanane.
Un groupe d'élèves du collège "Almaouz" d'Aourir, a-t-il rappelé, a effectué une visite qui s'inscrit dans le cadre d'échange d'expertises et de cultures au collège Julien Lambot à Nantes, en France, à l'issue de la signature de la convention de jumelage entre les deux institutions et qui s'inscrit dans le cadre du programme de coopération et de partenariat entre le conseil préfectoral d'Agadir-Ida-Outanane et le conseil général de Loire Atlantic.

Le secteur de l'éducation et de la formation est fort, a-t-il ajouté, grâce au lien fonctionnel entretenu entre ses composantes et celles de la société et de la vie quotidienne des citoyens. Ceci en a fait, a-t-il enchaîné, le secteur-clé de développement et d'épanouissement de toutes les sociétés. Mais, en dépit de ce qui a été réalisé depuis la restauration de la charte nationale de l'éducation et de la formation, la province d'Agadir-Ida-Outanane souffre encore de quelques difficultés et impératifs, au niveau du monde rural notamment.
Ce secteur, poursuit-il souffre encore des handicapes engendrant une régression dans le taux de scolarisation au niveau de la province, surtout dans le monde rural, où s'accentue l'abandon scolaire et l'insuffisance des salles de cours et d'édifices scolaires, outre les problèmes de surplus dans les internats et dans les classes mixtes. Contrairement à ce qui a été réalisé par ce conseil, en collaboration avec les services extérieurs selon une vision perspective, globale et transparente à court et à moyen termes et selon une méthodologie participative avec l'implication des différents acteurs, dans les domaines de l'eau et de l'électricité et dans ceux de voiries, de la santé et de la formation professionnelle.

Ce qui nécessite, bien entendu, la multiplication et la convergence des efforts et de la part des autorités et de celle des élus et des services concernés. Afin de parvenir à la généralisation de l'enseignement dans ses différents niveaux, celui élémentaire notamment, l'enseignement primaire et secondaire doit se concentrer sur la dimension pédagogique et sur l'instauration de la bonne gouvernance et en procédant à la rehausse des bourses scolaires et à la mise à disposition des cantines et des internats dans le milieu rural. En vue, bien sûr, de lutter contre l'abandon scolaire et le surplus. Sans quoi, le changement, tant souhaité, au niveau du système éducatif au niveau de la province, demeure irréalisable, voire hors de toute atteinte. Et pour faire face à l'impact de la sécheresse, dont souffre cette province, considérée comme étant une région sinistrée, son conseil a procédé à la procuration de 4 camions-citernes et de 74 réservoirs d'eau, comme il a eu recours à la location de 15 camions pour l'approvisionnement des douars sinistrés, en matière d'eau potable. Les axes entamés par le wali convergent tous dans le même sens. Il a procédé à l'énumération des projets ayant enregistré une large contribution du conseil.

Il a ajouté, qu'en vue de rehausser le rythme de développement au niveau de la province, la politique adoptée au niveau du secteur social notamment, doit être soumise aux hautes directives du chef suprême de la nation.
Le problème de la sécheresse, devenu structurant, appelle les parties concernées à le traiter, au-delà de la dimension agricole, selon une approche globale, a-t-il souligné. Pour ce faire, le conseil est appelé à consacrer, dans un cadre participatif avec les secteurs privé et public, une tranche au terme du prochain budget, à la lutte contre ce fléau et à la lutte contre les catastrophes naturelles. Et au terme des impératifs structurants et sectoriels, il a appelé à remédier, dans le monde rural, à la carence enregistrée en matière d'édifices publiques et d'infrastructures routières.

Il a insisté, entre autres, sur la nécessité de la création de moyens de la valorisation du produit du terroir et de la création d'une valeur ajoutée pour l'amélioration du niveau du revenu de la population de la région, via le développement de l'artisanat et à travers l'optimisation des canaux de communication commerciale. Sans oublier, bien sûr, de se féliciter des efforts déployés par ce conseil et également de ses réalisations, il a souligné que le choix démocratique, dans lequel le pays s'est amplement engagé, inaugure une nouvelle ère dont la responsabilité et la citoyenneté sont les seules issues et le véritable accès au progrès économique et au développement global.

Centre hospitalier universitaire
épit du grand nombre d'étudiants qu'elle accueille et qui dépasse d'ailleurs les 33 000 étudiants, entraînant des problèmes en matière de logement et de transport universitaire, joue le rôle qui lui incombe. Cette université, dotée, récemment, de la faculté des sciences économiques et juridiques verra la création de la faculté de médecine. Et une valeur ajoutée pour cette province sera, en l'occurrence, la réalisation du projet d'édification L'université Ibnou Zohr, en ddu centre hospitalier universitaire d'Agadir. Et en collaboration avec la direction régionale de la formation professionnelle et de la promotion de l'emploi et les communes rurales, une initiative, d'ailleurs la première du genre, dont s'est félicité le vice-président du conseil, a été prise. Elle consiste en la création des unités mobiles de la formation professionnelle, dans les filières de l'informatique, la mécanique et autres et dont ont bénéficié les communes rurales de Tamri et Imouzzer. La commune d'Amskroud en bénéficiera au cours de l'année 2008, a-t-il promis.

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