Agadir: Malaise à la faculté des sciences

- Les enseignants ont organisé, vendredi dernier, un sit-in


- Un litige entre la direction et un prof à l’origine du conflit


- La doyenne veut partir

A la faculté des sciences d’Agadir, la tension est à son comble. Le syndicat de l’enseignement supérieur fait pression sur la direction de l’établissement. Ce dernier a organisé, vendredi 19 octobre, un sit-in devant l’établissement. Un litige opposant la doyenne, Fouzia Bani Aâmeur, et un professeur, Saïd Benhissoun, serait à l’origine du mouvement. Il s’agit en fait d’une altercation faisant suite à la non-affectation d’un véhicule de service pour une sortie pédagogique. La doyenne déclare «avoir été agressée le 27 septembre dernier dans son bureau par l’enseignant durant l’exercice de ses fonctions». Et d’ajouter « que ce n’est pas la première fois que cela se produit». Le professeur Benhissoun rejette en bloc ces accusations. Il affirme même que c’est lui qui aurait victime d’actes agressifs. «Pourtant, je n’étais venu que pour lui demander des explications concernant le changement d’affectation de véhicule pour ma sortie. Des témoins peuvent le confirmer», clame-t-il.
Pour l’heure, les deux parties ont porté plainte devant la justice et campent sur leurs positions malgré l’intervention de plusieurs collègues et dirigeants de l’université. Cette situation n’arrange pas les choses au niveau de la faculté des sciences et ne fait qu’envenimer les relations entre les membres du conseil de l’établissement et la doyenne.
De fait, entre les deux composantes la rupture est consommée depuis plusieurs mois. C’est ce qui a poussé Fouzia Bani Aameur, qui a été nommée par dahir royal, à demander à être relevée de ses fonctions. Pour l’heure, elle est encore en poste.
Mais si l’établissement fonctionne et les cours d’enseignement sont assurés, il est difficile de faire des projets dans ces conditions. «C’est un établissement qui est difficile à gérer depuis près de dix ans. En deux ans, depuis ma nomination je n’ai pu mettre en œuvre aucun projet. Ainsi, nous sommes le seul établissement où les licences professionnelles n’ont pas été mises en place. C’est aussi le cas pour les filières en nouvelles technologies», déplore-t-elle. Pour elle, c’est le règlement intérieur de l’établissement instituant des commissions autonomes qui constitue un frein à ses prérogatives.
Les enseignants ne sont pas d’accord. Pour eux, le problème ne réside pas au niveau du schéma de gestion de l’institution mais découle d’un manque de concertation de la part de la doyenne avec les membres du Conseil de la faculté. «Mais il faut trouver une solution au conflit afin que les étudiants ne pâtissent pas de cette situation», conclut un enseignant.

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