Agadir: Pluie d’investissements en 2008

· Agriculture, social et culture... les secteurs ciblés · Un bémol, l’activité touristique en baisse · Taghazout: Premiers coups de pioche début février

Agadir: Pluie d’investissements en 2008 Le commencement d’une année est bien sûr le moment de faire des vœux, mais aussi l’occasion pour prendre de bonnes résolutions après un petit bilan de l’année écoulée. A Agadir une rétrospective des douze mois précédents met en exergue plusieurs faits marquants. Ce qui ressort sur le plan positif tout d’abord, c’est que 2008 a été riche en investissements et en projets. De fait, la destination continue de séduire les promoteurs. Cela se traduit, bien sûr, par plusieurs chantiers au niveau de la cité. Et ce malgré une activité touristique peu encourageante. Le secteur des fruits et légumes continue pour sa part à se développer malgré une rareté de la ressource en eau dans la région. Le secteur de la pêche de son côté cherche encore sa voie.

Culture, toujours

Au niveau culturel, la ville a aussi enregistré quelques faits marquants. La troisième édition du concert de la tolérance a quelque peu été compromise à cause du mauvais temps. La cinquième édition du festival Timitar a par contre tenu ses promesses.
L’année 2008 a été marquée aussi par la naissance d’un nouveau rendez-vous culturel.
Il s’agit du festival international du film documentaire qui à l’instar du festival Cinéma Immigration tente de réanimer le 7e art dans la ville.

Agriculture: Priorité au dessalement

Il n’a pas beaucoup plu dans la région d’Agadir en 2008. A fin décembre le taux de remplissage des principaux barrages des grands périmètres agricoles, à savoir les barrages Youssef ben Tachfine et Abdelmoumen, ne dépassait pas 16%. En dépit de cette contrainte, de faiblesse de la ressource en eau, le secteur agricole a maintenu sa cadence. Et les institutionnels autant que les professionnels veulent plus que jamais aller de l’avant. Au niveau institutionnel, la préparation de la déclinaison régionale du Plan Maroc vert, en concertation avec les professionnels, a marqué l’année écoulée. 2008 a également enregistré d’excellentes performances en termes d’exportations de primeurs dans la région. De fait, lors de la campagne 2007/2008, plus de 340.000 tonnes de tomates ont été exportées sur les marchés étrangers dont plus de 95% au départ du Souss. La campagne 2008/2009 qui a démarré en octobre dernier consacre la tomate locale sur le marché européen. En décembre 2008, 109.996,8 tonnes de tomates ont été expédiées en Europe et hors Union européenne depuis le lancement de la campagne d’exportation en octobre dernier. Ce volume des exportations a été encouragé par des cours intéressants. En décembre dernier, ils étaient entre 0,8 et 1 euro/kg exporté. Le bon développement du secteur a poussé les opérateurs et les professionnels à la réflexion sur le dessalement d’eau de mer. Aussi une étude de préfaisabilité a-t-elle été lancée en 2008. Une enveloppe de 5 millions de DH a été allouée à cet effet par le Conseil régional du Souss-Massa-Draâ. Par ailleurs, une enquête est en cours pour recenser les participations des producteurs. En attendant, le projet de Sebt Guerdane est en marche. Ce projet qui vise la sauvegarde de cette zone agrumicole dans la province de Taroudant, ne tardera pas à être mis en service partiellement. Selon les responsables du projet, les 86 kilomètres de conduites reliant la zone au barrage sont achevées. Par ailleurs, le réseau de distribution du périmètre est à 55% finalisé. La première mise en eau pourrait bien se faire en ce mois de janvier.

Priorité au social

Sur le plan social à Agadir en 2008, outre un nombre très important d’emplois que généreront tous les projets en cours, on retiendra le lancement par Sa Majesté le Roi Mohammed VI en novembre dernier de deux projets sociaux dans la ville d’Agadir. Il s’agit, rappelons-le, d’un centre de formation pour les femmes de ménage et d’une maison dédiée aux marins.
Deux projets financés par la Fondation Mohammed V en partenariat avec la Fondation du Sud. Les deux chantiers devraient être achevés durant l’année 2009. L’inauguration par le Souverain d’un centre d’accompagnement post-carcéral a également eu lieu en novembre dernier.
Toujours sur le plan social, on retient en 2008 les chiffres du bilan INDH. Le programme lancé en 2005 dans la préfecture d’Agadir Ida Outannane a bénéficié à plus de 200.000 personnes à travers plus de 238 projets pour lesquels une enveloppe globale de 134 millions de DH a été allouée.

Pêche: Modernisation difficile

Le lancement du programme de mise à niveau et de modernisation Ibhar a marqué le secteur de la pêche à Agadir. En raison de la situation peu reluisante de l’activité (équipements vétustes, difficultés financières, problèmes sociaux...) ce programme a été très bien accueilli par les professionnels. Mais sa mise en œuvre a piétiné.
Il a fait l’objet de discussions à Agadir entre représentants du département de la Pêche maritime et professionnels du secteur en décembre dernier. A cette échéance les dépôts de dossier dans le cadre de ce programme n’étaient pas nombreux. Selon les représentants du ministère de tutelle, une seule demande a été enregistrée au niveau de la pêche artisanale à Agadir, alors que 990 dossiers ont été déposés à l’annonce du programme. Du côté du segment côtier, seuls deux dossiers ont été déposés alors que 64 ont été retirés.
Une campagne de communication est envisagée et il est bien possible que des amendements soient apportés
au niveau des dispositions du programme.

Mise à niveau urbaine

Espaces verts et de jeux, mise à niveau de quartiers... Agadir est constamment en chantier. Le projet de réaménagement de la corniche qui a commencé en décembre 2005 est arrivé au stade de travaux d’achèvement en 2008, changeant ainsi le visage du front de mer de la station balnéaire. La promenade devrait ainsi être finalisée en ce premier trimestre 2009.

Baisse de l’activité touristique

La conjoncture internationale est difficile et cela se ressent sur la destination Agadir. La station balnéaire a enregistré une baisse de son activité touristique en 2008. Ainsi globalement, le nombre des arrivées et des nuitées a reculé respectivement de 2,82% et de 5,74% comparativement à l’année 2007. Et ce en dépit de gros efforts de promotion de la destination de la part des professionnels qui n’ont raté aucun salon à l’étranger. Malgré cette tendance à la baisse, les investisseurs ont maintenu leur projet. Parmi les plus importants dans la ville, le nouveau Sofitel qui offrira, en 2010, 420 lits additionnels à la station balnéaire. Le dernier établissement du groupe Tikida et le nouveau projet d’Atlas Hospitality généreront également à cette échéance respectivement 700 et 280 lits chacun. Sur le Founty d’autres projets sont aussi en cours. De fait, dans cette zone, 37% des terrains sont valorisés, 21% sont en cours de valorisation, 8% sont en cours d’autorisation. Le taux de terrains vendus non valorisés est de 21%. D’un autre côté, 13% des terrains vont faire l’objet d’un nouvel appel d’offres. Pour ce qui est de la dernière tranche du Founty, selon une source bien informée, le plan d’aménagement a été revu en raison de la proximité du site par rapport au Palais Royal. La nouvelle mouture a été déposée fin 2008 auprès de l’Agence urbaine. Parallèlement, l’appel à manifestation d’intérêt (AMI) relatif à cette zone va être relancé. Pour rappel, l’AMI avait été émis une première fois en décembre 2006 (cf. www.leconomiste.com). Selon de nombreux observateurs, l’aménagement du Founty traîne. Idem pour la future station de Taghazout. L’année 2008 s’est écoulée sans qu’aucun engin ait tourné. Mais, d’après des sources bien informées, les premiers coups de pioche sont prévus pour début février. Autre site, autre projet, la nouvelle station touristique d’Imi Ouaddar est sur la bonne voie. Selon une source proche du dossier, l’autorisation de lotir et de construire a été introduite pour instruction auprès de l’Agence urbaine, à la fin de l’année. Pour rappel, la CGI est l’entreprise qui a été retenue pour l’aménagement de cette nouvelle station touristique. Le coût du projet est estimé à 400 millions de DH. Il faut prévoir 36 mois de travaux à compter de la signature de la convention de mise en valeur, qui a été conclue en mai dernier. A terme, cet investissement apportera plus de 6.000 lits à la destination Agadir.


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