Agadir / Tourisme : Hôtellerie, fini pour les chantiers inachevés


La BMCE entre en jeu avec l’acquisition d’un hôtel en chantier
Tous les points noirs concernant les chantiers non achevés en hôtellerie sont, désormais, du domaine du passé. Un travail de longue haleine que Rachid Filali, Wali d’Agadir, a entrepris dès sa nomination. Avec la résolution du grand chantier hôtelier appartenant à Simon Levy, il vient de clore ce dossier définitivement et pour de bon. En effet, ses tractations avec divers financiers et entrepreneurs ont fini par aboutir. La BMCE entre en jeu et rachète pour 35 Millions de DH le chantier hôtelier de Levy. Un chantier qui a duré 17 ans. Le dernier point noir tomba ainsi annonçant une bonne perspective pour cet établissement qui constituait un squelette cauchemardesque en béton, défiant affreusement le secteur touristique et balnéaire, durant des années.

C’est le quatrième et dernier cas que Rachid Filali a résolu, non sans difficultés. D’abord, il y avait l’hôtel de J. Ohayon racheté par la RAM (transformé en un cinq étoiles qui vient d’ouvrir d’ailleurs cet été), puis les deux hôtels : Salam et Al Madina Salam (en liquidation judiciaire), puis enfin, le dernier et non des plus faciles, l’hôtel de Simon Levy, un entrepreneur de la place qui s’est lancé en hôtellerie sans en avoir les moyens, qu’il fallait.

Résultat : le chantier est resté bloqué, durant 17 ans, pour des problèmes financiers. Plusieurs tentatives ont eu lieu pour débloquer la situation, en vain. Levy était livré à lui-même et voyait sa situation financière se dégrader d’année en année, voire s’empirer sérieusement.

Le Wali interviendra à maintes reprises pour le sortir de l’impasse. La dernière fut la bonne, voire la meilleure pour Agadir et pour l’intéressé également, puis qu’elle fait introduire une banque nationale d’envergure dans le secteur du tourisme. Il s’agit de la BMCE qui, en rachetant cet établissement, met fin à une longue agonie d’un chantier qui défigurait sérieusement le secteur. Rachid Filali voit là tous ses efforts aboutir pour enrayer ce mal de chantiers hôteliers inachevés à Agadir. Il aura gagné là aussi une rude bataille et délivré le secteur touristique et balnéaire de tous ces chantiers hôteliers qui le défiguraient sérieusement.

Il reste tout de même un point noir, qui n’est pas vraiment un chantier hôtelier inachevé mais qui constitue un vrai affront au secteur touristique, aux élus et aux Autorités. Il s’agit du terrain non construit appartenant à l’hôtel Agador, qui se trouve sur le boulevard 20 Août et dont le propriétaire ne s’est pas décidé, après plus de 20 ans, à y faire quelque chose. Ni palais de congrès, ni aqua parc ne furent construits, comme annoncé, il y a des années. Bref ce trou noir, il s’agit en fait d’un vrai trou dans le sens propre et figuré, est plus que dérangeant. Avec la stratégie de nouvelles clôtures, engagées, il y a deux ans avec le Wali et l’ex-président du CRT, les hôtels sont mieux perçus qu’avant. Le trou noir de l’Agador devient plus visible et plus inapproprié. Il va falloir lui trouver la solution qu’il faut et sans tarder.

Vu l’emplacement, ce ne sont pas les idées qui manquent pour y faire un bon investissement. C’est également une question de volonté par qui de droit. La solution adéquate doit également être trouvée pour le côté des terrains de tennis de la Kasba, caché d’une manière affreuse par des bâches. Un endroit transformé en dépotoir, qui donne la chaire de poule la nuit et qui ne peut être résolu que dans le cadre d’une clôture convenable à l’instar que ce qu’ont fait les hôtels avoisinants : Beach, Ramada et Club Med. Il est certain qu’avec de la bonne volonté, on arrivera à du bon résultat. Globalement, les hôteliers ne s’investissent pas trop dans leur environnement. Il fallait à chaque fois que les gouverneurs et walis interviennent pour les amener à faire tel ou tel arrangement.

Pour les chantiers de Founty, I et II, Rachid Filali a obtenu des résultats notables en poussant les promoteurs à concrétiser leurs investissements. Les résidences touristiques et les projets hôteliers en cours, sont là pour montrer cette implication de grande valeur qui débarrasse la destination des chantiers inachevés et en même temps lui assure la capacité hôtelière envisagée nécessaire pour son développement. Le projet de A. Alami en face du Tikida Beach El Alami est né de cette mouvance bénéfique.

On ne peut conclure ce grand chapitre concernant le secteur touristique et sa remise à niveau sans parler de contacts fructueux engagés par le Wali et réussis avec les hôteliers concernés pour participer à la réalisation de la nouvelle corniche d’Agadir. Personne ne croyait à la faisabilité de cette corniche, pourtant les premiers signes sont là. A peine finie, à 50%, son premier tronçon a été bien utilisé par les visiteurs qui voyaient là un prolongement naturel et fantastique du front de mer actuel. Une fois finie et éclairée, la corniche va combler bien de personnes y compris celles qui protestaient au début de son lancement, car elle constituera une belle promenade de front de mer allant jusqu’à la marina. Reste à dire que les trois tronçons qui restent sont durs à réaliser, vu la complication du terrain notamment entre l’Oumnia et le Robinson. Mais à cœur vaillant rien n’est impossible. De bonnes négociations finissent toujours par bien arrondir les côtés aigus. Ce qui est certain, c’est que la destination balnéaire Agadir est entrée dans un cycle de remise à niveau urbaine très prometteuse qui ne va que concrétiser sa première place en tant que destination balnéaire du pays.


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