Agadir : Visite au parc national de Souss-Massa

Agadir : Visite au parc national de Souss-Massa S’étendant sur une superficie de 33.800 ha et situé entre l’Oued Souss au nord et Sidi Moussa Aglou au sud, le parc national de Souss-Massa constitue une escale.

Plages, falaises côtières, embouchures des oueds, dunes, steppes littorales et grandes étendues d’euphorbes confèrent à cet endroit bien gardé son originalité. Le parc national de Souss-Massa (PNSM) représente, en termes de diversité biologique, l’un des sites les plus intéressants et, surtout, les plus conseillés pour les amoureux de la nature.
«Se situant sur un site de grande importance pour la conservation de la nature, le PNSM se caractérise par cette ambiance bioclimatique aride, la diversité et la dynamique des milieux», souligne Brahim Moudoud, professeur universitaire de géographie.
Cette richesse a permis à plusieurs espèces animales et végétales d'y élire refuge et de se développer. Quatorze espèces endémiques du Sud-Ouest marocain y sont présentes : Argania spinosa, Acacia gummifera, Aspargus altissima, au niveau de la flore. Alors qu’au niveau de la faune, on compte une trentaine d’espèces mammifères, deux cent cinquante espèces d’oiseaux et vingt-six espèces de reptiles et amphibiens. «La zone de Oued Souss est un axe de migration de grande importance entre l’Europe et l’Afrique. Etant une zone humide, les embouchures de l’oued constituent un axe d’escale, d’hivernage et un lieu de nidification de nombreuses espèces d’oiseaux d’eau», explique M. Moudoud.
Par sa position géographique, ce parc est l’une des zones humides d’importance internationale. De nombreuses espèces d’oiseaux d’eau, dont certains sont parmi les plus rares, y trouvent refuge. On en cite le flamant rose, la spatule blanche, l'avocette et la sarcelle marbrée. Mais, il n’y a pas que cela, car ce qui fait la célébrité du parc, c’est l’ibis chauve, devenu l’oiseau emblématique de cet endroit. Le PNSM constitue son unique colonie viable au niveau mondial. Depuis 1995, le PNSM s’est doté d’une stratégie bien réfléchie. Elle consiste en un zonage attribuant à chaque territoire délimité du parc une fonction bien définie selon sa vocation. Ainsi, on retrouve une zone de conservation des ressources naturelles (8200 ha), une zone de gestion des ressources naturelles (6300 ha), une zone pour la promotion des activités humaines dans un esprit de développement durable (18 800 ha) et une autre destinée à l’utilisation spéciale (500 ha).

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