Agadir/Plan Halieutis : Les pêcheurs veulent du concret

Céphalopodes, organisation du marché… leurs préoccupations

Agadir/Plan Halieutis : Les pêcheurs veulent du concret

Les opérateurs de la pêche à Agadir sont impatients. Moins de deux mois après la présentation du plan Halieutis, ils réclament déjà du changement dans le secteur. Jeudi dernier, lors de la première session de la Chambre des pêches maritimes d’Agadir, ils ont encore une fois fait le constat de la mauvaise santé de l’activité. Aussi leurs attentes sont grandes par rapport à la nouvelle feuille de route.
Dans l’immédiat, leur première préoccupation, c’est la prochaine sortie de la flotte pour la pêche de céphalopodes. La reprise de cette activité a été fixée le 5 décembre prochain par le département de tutelle mais cette date ne semble pas convenir à tous. Les professionnels souhaitent, eux, le 10 décembre. Mais, le ministère de la Pêche reste intransigeant, notamment pour des considérations scientifiques. Au-delà de la prochaine reprise de la pêche au poulpe, les professionnels ont exposé l’intérêt d’un changement dans la gestion de cette pêcherie.
De leur avis, «la mise en place de 10 mois continus de pêche avec un quota annuel et un arrêt de deux mois serait plus adaptée à la filière». Et ce pour des raisons commerciales. Ce même souci est également présent dans leur vision de la gestion du potentiel pélagique.
Le fameux stock C estimé à un million de tonnes attise des convoitises mais soulève aussi des inquiétudes quant à ses retombées sur le marché. «Le marché est désorganisé et il vaut mieux mettre de l’ordre dans ce que l’on a avant de donner de nouveaux accès à la mer», lance un acteur de la filière. L’octroi de nouveaux affrètements est étroitement lié à la question et donc sujet d’énormes tensions dans le secteur. Le département de tutelle dément entièrement les rumeurs autour de l’attribution de nouveaux affrètements et assure que cela se fera par le biais d’appel d’offres. De son avis, ce stock offrira de nouvelles opportunités de développement au secteur et notamment à l’industrie de la conserve de poisson. Cette dernière aujourd’hui, malgré une matière première abondante, ne travaille qu’à 50% de ses capacités.   
Pour le moment, au ministère de la Pêche, l’heure est à la préparation de plusieurs scénarios de plans d’action pour mettre en œuvre la stratégie Halieutis. Les responsables institutionnels assurent que l’étape suivante sera la discussion avec les professionnels de ces plans d’action. En clair, les professionnels devront prendre leur mal en patience.



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