Clôture en apothéose du Festival du cinéma d’Agadir

Le Festival Agadir cinéma et migrations a soufflé sa sixième bougie, le 24 janvier. De nombreuses personnalités du 7ème art ont été au rendez-vous.

Clôture en apothéose du Festival du cinéma d’Agadir

C’est dans une ambiance de fête que le festival Agadir cinéma et migrations a soufflé sa sixième bougie. La thématique de l’immigration a été comme de coutume le cœur battant de cette édition.  L’événement s’est clôturé en apothéose le samedi 24 janvier avec la projection du film «Aide- toi, le Ciel t’aidera», du réalisateur  François Dupeyron. Le ministre et président de la région du Souss-Massa-Drâa, Aziz Akhannouch était parmi les personnalités présentes  au rendez-vous.  Cette  édition  a été marquée par une  présence massive d’acteurs  à l’échelle nationale et internationale, on cite entre autres : Gérard  despardieu, Saïd Taghmaoui (président de cette édition) et  Souad Hamidou.


En carrefour d’échange et de partage, cette édition a été marquée par une nette amélioration des projections et des sélections présentées. «Ce que nous avons essayé de faire en collaboration avec nos partenaires de l’Association initiative culturelle, c’est de mieux présenter les œuvres cinématographiques qui étaient au programme. Notamment en améliorant de manière significative les conditions de projection, et ceci  en amenant des copies de 35 millimètres,  mais également en améliorant la sonorisation des salles», souligne Idriss El Yazami, président du CCME. Il faut dire que la collaboration de l’Association initiative Culturelle et le CCME (Conseil de la communauté  marocaine à l’étranger) a été fructueuse. Les deux entités ont su ponctuer cette édition de moments forts notamment avec les coups de cœur dédiés aux grands réalisateurs: Yamina Benguigui et Mourad Aït Habbouche. En effet, la projection du film documentaire  «Mémoire d’un territoire» de la réalisatrice Yamina Benguigui,  représente un témoignage poignant sur  l’immigration. En termes d’hommage, cette édition ne pouvait passer sans dire et témoigner  du grand apport de deux figures du cinéma marocain. Il s’agit de la grande réalisatrice, Izza Genini qui a été la première femme marocaine à avoir réalisé un film documentaire. Le deuxième hommage de cette édition a été rendu au réalisateur, Hassan Benjelloun.


Cette édition a également porté une grande attention  à des hommes ayant marqué l’histoire du cinéma marocain. On note l’hommage posthume rendu avec Najib Taoujni, animateur et réalisateur entre autres de l’émission «Passeport» à la télévision néerlanadaise de 1974 à 1992. Un cycle de films de feu Hassan Skalli , a fait l’objet d’une caravane sillonnant la région d’Agadir. En terme de débats et tables rondes, cette édition a mis en exergue des  problématiques liées à l’immigration.  Par ailleurs, une panoplie de films de grands mérites (longs et courts métrages) ont été présentés aux spectateurs.Parmi eux, il y a  «Islamour», «Où vas-tu Moshé», «Aicha» , «Il faut sauver Saïd», «Des noirs en couleurs »… La sixième édition du Festival Agadir cinéma et migrations a soufflé sa sixième bougie, promettant une prochaine édition encore meilleure. Certes, la bonne volonté de faire de cette ville un carrefour de rencontres autour du septième art est là, mais une grande question se retrouve à chaque édition encore plus grande et sans écho : à quand une salle de cinéma à la hauteur de la grande ville d’Agadir ?



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