Eclairage public : Agadir ne veut pas concéder le service

· Près de 50 millions de DH investis pour la généralisation du réseau et son renforcement
· 28.000 points lumineux contre 16.000 il y a six ans

Eclairage public : Agadir ne veut pas concéder le service

«Pourquoi dépenser plus quand on peut faire avec moins!». La position de Tariq Kabbage, président de la commune urbaine d’Agadir, est claire quant à la gestion du service public, notamment celle de l’éclairage. L’élu appuie ses arguments dans ce contexte par des chiffres. «Nous dépensons près de trois millions de DH pour la gestion de l’éclairage public alors que, si nous faisons appel à un gestionnaire délégué, le service nous reviendrait entre 10 et 12 millions de DH», souligne le responsable. Ce sont ces calculs qui ont poussé Kabbage à ne pas soutenir dans les faits la délégation du service de l’éclairage public. En effet, le dossier avait été approuvé à la majorité par le conseil communal, mais la décision n’a pas été mise à exécution. Pourtant, l’adjudicataire de l’appel d’offres quant à la concession du service de l’éclairage avait été désigné en 2007. Pour Kabbage, la priorité pour la commune réside dans la généralisation tout d’abord de l’éclairage public dans la métropole. Selon lui, c’est chose faite aujourd’hui. «Ce sont près de 50 millions de DH qui ont été alloués pour développer le réseau durant ces dernières années. Dans ce contexte, une quinzaine de chantiers ont été engagés et différentes rues et artères de la ville d’Agadir ont été concernées. Le chantier, réalisé à 100%, a nécessité un budget de plus de 1,81 million de DH. Sur la voie reliant les boulevards Mohammed V et 20 Août, une somme de 698.400 DH a été investie pour la fourniture de 40 candélabres et 40 luminaires. Ailleurs, à Tikiouine, Dcheira et à Aghroud, les travaux entrepris sont notamment des ouvrages de renforcement et d’extension du réseau de l’éclairage public. Dans les quartiers reculés de la ville, tels que douar Aït Taoukt et Krara Anza, les travaux de renforcement et d’extension du réseau ont coûté un montant de plus de 581.686 DH. Sur le front de mer d’Agadir, la wilaya a pris en charge la rénovation des équipements d’éclairage entre l’hôtel Tafoukt et la Marina avec un budget de près de 13 millions de DH.
Mais difficile de satisfaire tout le monde à travers la ville. Brahim Zerkdi, conseiller du Mouvement populaire, comme d’autres habitants de la métropole, déplore que «l’accent soit mis sur le secteur balnéaire au détriment d’autres quartiers de la ville». Une ville qui compte aujourd’hui 28.000 points lumineux contre 16.000 il y a six ans.



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