Enfin une issue pour les diplômés chômeurs au Maroc ?

La sempiternelle équation des diplômés chômeurs serait-elle en voie de résolution? En tout cas, les choses semblent aller dans le bon sens. En atteste la réunion marathon tenue hier à Rabat sous la présidence du Premier ministre Abbas El Fassi, pour débattre des conditions de mise en œuvre du plan de reconversion et de réinsertion promis suite à l’accord, ficelé en août dernier entre le gouvernement et une coalition de diplômés chômeurs.
Un casting de choix qui a réuni autour du sujet les ministres de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Jamal Aghmani, de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur, Ahmed Akhchichine, le directeur général de l’Anapec, Hafid Kamal, et celui de l’ANRT, Mohamed Benchaâboune, et le secrétaire général du ministère de l’Intérieur, Saâd Hassar. Que l’on se détrompe, Hassar n’était pas un intrus. Le gouvernement avait conditionné son engagement à assurer le traitement préférentiel aux examens d’entrée et à fournir une formation complémentaire des diplômés chômeurs, à la mise à terme de leurs revendications publiques. Est-ce que le deal a été respecté? Rien n’est moins sûr. Vendredi dernier encore, un affrontement avait opposé forces de l’ordre et diplômés chômeurs.

Au moment où se déroulait cette réunion et où nous mettions sous presse, ces derniers campaient devant le Parlement, sous bonne escorte policière. Ils attendaient certainement l’issue de cette rencontre qui se tenait à la Primature. Le programme de réinsertion sera réalisé sur 24 mois. Il est doté d’une enveloppe de 167 millions de DH et concerne l’intégration de 3.450 diplômés dont 1.800 des filières scientifiques. Sa mise en œuvre, prévue à la fin de ce mois de novembre, ciblera dans un premier temps 240 diplômés dont la moitié sera prise en charge par l’Ecole Mohammadia des ingénieurs (EMI). L’autre moitié, répartie à parts égales, ira à l’Institut national des postes et télécommunications (INPT) et à l’Ecole nationale de l’informatique et de l’analyse des données (ENSIAS).

Il s’agit de formations qualifiantes dont les modules «sont adaptés aux besoins du marché de l’emploi, à l’immersion dans le monde du travail et l’entraînement aux techniques de recherche d’emploi», selon la Primature. A terme, chaque programme de formation proposé et ou choisi consistera en une formation de reconversion d’une durée maximum de 8 mois pour près de 850 heures et d’un stage professionnel de 3 mois.

Pour tenir ce pari, le gouvernement a retenu trois types de formations: formations scientifiques et techniques, lettres et sciences humaines, économiques, juridiques, sociales et de gestion.

Merci Jettou!
Rendre à César ce qui appartient à César. C’est bien sous le mandat de Driss Jettou que le gouvernement a élaboré cette esquisse de solution aux problèmes récurrents des diplômés chômeurs. C’était lors d’une rencontre, le 17 août dernier, avec des représentants des 3.450 diplômés ayant signé l’accord du gouvernement, visant leur intégration sur le marché de l’emploi. Un plan qui avait été élaboré début août, après que les diplômés chômeurs avaient rejeté d’autres propositions gouvernementales notamment le programme «Moukawalati», qui a montré ses limites dans sa première version.

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