Hugo Chavez dit ne plus faire confiance à la Colombie

Le président vénézuélien Hugo Chavez a prévenu samedi que la décision abrupte de son homologue colombien Alvaro Uribe de lui retirer sa médiation dans l'affaire des otages des Farc aurait des répercussions négatives sur les relations bilatérales.

"Désormais, je ne fais pas confiance à la Colombie. Cette confiance s'est évaporée, et cela est grave pour nos relations bilatérales et affectera très certainement les liens avec Bogota", a déclaré Chavez dans un entretien accordé à la télévision publique.


Mercredi, le président Uribe avait mis fin à la mission de bons offices de Chavez parce que ce dernier s'est entretenu au téléphone sans son autorisation avec le chef d'état-major des armées colombiennes.

Dès le lendemain, Chavez a jugé "vraiment regrettable" la décision de son homologue colombien.

"Pour des raisons que je désapprouve totalement, le gouvernement colombien (...) a pris cette décision unilatérale sans consultation, sans même un coup de téléphone", avait-il déclaré jeudi devant des milliers de partisans lors d'un meeting de campagne en vue du référendum constitutionnel du 2 décembre.

Sans évoquer les propos du président vénézuélien, Luis Carlos Restrepo, haut-commissaire de paix du gouvernement colombien, a assuré samedi que Bogota ne ménagerait pas ses efforts pour obtenir la libération des otages.

"Nous ne devons pas tomber dans les pièges des terroristes. Le président Alvaro Uribe a rappelé qu'il avait l'intention d'entretenir le dialogue avec le président Hugo Chavez", a-t-il déclaré.

Chavez a offert de reprendre les négociations au cas où Uribe reviendrait sur sa décision, qui a jeté la consternation parmi les familles des otages, dont les proches de la sénatrice franco-colombienne Ingrid Betancourt.


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