La CDT annonce la démission collective de ses 9 élus de la Chambre des conseillers

La CDT annonce la démission collective de ses 9 élus de la Chambre des conseillers Jamais depuis son instauration en 1997 la Chambre des conseillers n’a connu un retrait aussi nombreux que significatif. Ce sont pas moins de neuf conseillers de la Confédération démocratique du travail qui viennent de démissionner de cette deuxième chambre. La décision a été prise pas plus tard que samedi 19 avril, à l’issue d’une réunion houleuse à Casablanca du conseil national de la CDT, sous la présidence de son secrétaire général Noubir Amaoui, accompagné de son adjoint Abdelkader Ezzaïr. «La démission a été déposée, samedi 19 avril, auprès de la présidence de la deuxième Chambre», a affirmé, hier, à ALM le secrétaire général adjoint de la CDT, Abdelkader Ezzaïr. «Par cette décision, nous voulons protester contre le dysfonctionnement de la Chambre des conseillers et l’incapacité de cette instance à légiférer et à contrôler le gouvernement», a expliqué le deuxième responsable de cette importante centrale syndicale. Ce dernier s’est indigné que «la deuxième Chambre ait déjà perdu la confiance des citoyens et des employés en particulier, en raison des multiples failles qui existent dans le dispositif de son fonctionnement et des trucages qui entachent le processus électoral de ses membres».
Dans un communiqué, diffusé à l’issue de la réunion du conseil national de la CDT, samedi dernier, la centrale de Noubir Amaoui a précisé que la décision de la démission collective proposée par le bureau exécutif a été approuvée à l’unanimité par les militants. Cette décision ne date pas d’hier. «Cela fait longtemps que nos militants revendiquent une démission collective des conseillers de la CDT, tellement ils étaient révoltés contre la manière dont la deuxième Chambre fonctionnait. Mais, à chaque fois, nous avons gardé espoir que les choses pourront changer. Maintenant, la situation a empiré au point que la Chambre des conseillers est devenue comme une coquille vide. Notre devoir vis-à-vis de celles et ceux qui nous ont fait confiance ne nous permet pas de nous taire sur la détérioration de la situation», a martelé M. Ezzaïr. Le responsable syndical en a voulu entre autres preuves le cas des fameux conseillers véreux, qui ont usé et abusé d’argent pour se faire réélire, lors du scrutin du 8 septembre 2006, au grand mépris de la transparence et du respect dû aux électeurs. Avec le retrait des neuf conseillers de la CDT, la deuxième Chambre ne compte désormais plus que 261 membres. Cette décision fracassante vient remettre sur le tapis un débat passionné sur l’utilité même de cette Chambre, et remettre en scelle la thèse de ceux qui appelaient, dans un passé récent, à la création d’un Conseil économique et social, au lieu de cette Chambre qui n’aurait pas «servi» à grand-chose. Le président de la Chambre des représentants, Mustapha Mansouri, avait protesté lui-même contre le flou qui enveloppe les attributions de cette Chambre, s’élevant contre l’interférence de ses rôles avec celles de la première Chambre.

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