Le festival Timitar 2010 enflamme à nouveau Agadir : Programme de la soirée d’ouverture

L’été arrive sur la perle du sud et avec lui ces festivités estivales. A l’image des 6 dernières années, la ville d’Agadir récidive avec la 7eme édition du festival Timitar du 7 au 10 juillet 2010

Le festival Timitar 2010 enflamme à nouveau Agadir : Programme de la soirée d’ouverture

Avec 500 000 spectateurs en 2009, cette manifestation suscite un intérêt grandissant auprès artiste à l’affiche dont le point commun est l’éclectisme. Cette nouvelle édition donnera, une fois de plus, une dimension culturelle internationale à Agadir et contribuera à son rayonnement de la région du Souss au-delà des frontières marocaines.
Pour cette  édition 2010, les organisateurs ont repris la recette qui a fait le succès du festival lors des 6 éditions précédentes.  Le public pourra suivre les performances des artistes dans les 3 sites habituels : l’incontournable Place Al Amal comme site principal par sa capacité d’accueil en plein air,  mais aussi le théâtre de Verdure et la Place Bijaouane. 
Du coté des artistes à l’affiche cette été, on retrouvera une diversité musicale issues des 5 continent et représentant des cultures différentes durant 4 jours.


Programme du mercredi 07 juillet 2010 - Soirée d'ouverture :
La première journée sera marquée d’une touche locale, plusieurs artistes amazigh de la région offrirons au public Gadiris et venus d’ailleurs un aperçu du repertoire des Rwaïs et d’Ahwach. La petite touche éclectique sera assurée par Un jamaïcan et fils d’une légende : Julian Marley.


Place Al Amal à partir de 20H : 


- Ahwach Ahiad Souss (Maroc)


Ahyad Lbraij d’Oulad Mimoun est considéré parmi les formations artistiques les plus connues dans le Souss et dans le sud du Maroc.Cette forme d’Ahwach est perpétuée par les générations depuis des siècles à travers le Souss.De nombreux villages Soussis ont leur ensemble qui s’inscrit dans cette tradition.Douar Lbraij Oulad Mimoun est l’une des formations les plus respectées et connaît chaque année une fête qui rend hommage à leur ancêtre Mimoun et ce depuis plus d’un siècle.
- Izenzaren (Maroc)


La naissance de cette formation s’est faite en 1972 avec comme souvent à cette époque des fondateurs militants du mouvement culturel amazigh.Le groupe Izenzaren a inventé un nouveau courant musical, «tazenzart», avec ses rythmes, ses poèmes et sa propre thématique. Il a cristallisé pendant des années, à l’échelle du Souss, la querelle entre les Anciens et les Modernes. Izenzaren incarne cette nouvelle tendance de la musique amazighe, «tazenzart».Si le groupe a eu un énorme succès auprès de la jeunesse, les adultes ont bien évidemment été, pendant longtemps, réticents à cette nouvelle forme de musique avec des musiciens rebelles aux cheveux très longs et aux méthodes qui rompent totalement avec ce qui est connu jusqu’à présent.Les instruments de musique : le banjo qui détrône le ribbab, le violon, la basse (agembri), etc. Les chants qui évoquent les soucis de toute une génération de jeunes amazighs, déroutée par les métamorphoses rapides de la société.La première cassette du groupe a été commercialisée au début de 1974. Le succès a été fulgurant. C’est devenu un phénomène de société. Une légende a vu le jour. En 1976, le groupe se produit pour la première fois à la télévision marocaine. S’ensuit une tournée qui le mènera à Paris sur la scène de l’Olympia et une participation au premier festival de la chanson maghrébine en 1978.Izenzaren, c’est avant tout son leader charismatique Abdelhadi Igoutte, mais aussi un parolier Hanafi Mohamed, un homme de l’ombre et un poète extrêmement timide. Parmi les titres les plus célèbres que l’on fredonne encore il y a «Wad ittemuddun», «Wa zzin», «Ttuzzalt»…Après une longue période de réflexion et de répétitions, Izenzaren s’apprête à sortir son nouvel album…







- Julian Marley (Jamaique)


Julian Ricardo Marley est né le 4 juin 1975 à Londres. Fils de Bob Marley et de Lucy Pounder, il grandit entre l’Angleterre et la Jamaïque.Formé à la musique dès son plus jeune âge, il est entre autres claviériste, batteur, bassiste, guitariste.En 1989, il s’implique dans la création de la maison de production «Ghetto Youths Crew» en compagnie de ses frères Ziggy et Stephen. Dès 1992, il part vivre en Jamaïque et commence à travailler avec les plus grands musiciens reggae de l’île comme Aston «Family Man» Barrett, Earl «Wire» Lindo, Tyrone Downie, Earl «Chinna» Smith etc…En 1996, il réalise un album solo, «Lion in the Morning», et entame une tournée internationale. En 1997, il participe avec son frère Damian au festival itinérant Lollapalooza à travers l’Amérique du Nord. En 2003, sort son deuxième album «A Time And Place» suivi d’une tournée internationale.Son dernier album, «Awake», réalisé avec ses frères Damian et Stephen entre Miami et Kingston, est sorti en juin 2009. Cet album révèle un reggae à la fois moderne, teinté de hip-hop et de R’n’B, mais élaboré dans la plus pure tradition roots.
www.myspace.com/royalmarley







- Vj et Dj Goldenberg & Schmuyle (France)


Poétiques, sensuelles et revigorantes, les musiques de Goldenberg et Schmuyle mêlent musiciens virtuels, breakbeats usinés à la main et groove ancestraux. Avec le renfort visuel de Dennis Dezenn, Vj et réalisateur de son état. Tous trois, ils dessinent sur un tempo club de nouveaux horizons aux musiques du monde.


www.runprod.com










Théatre de Verdure à partir de 20H30 : 


Hommage au répertoire des Rayssates (Maroc)
Hommage aux Immortels : «Les Rways (Rays, au singulier : «chef», «maitre») sont des ensembles de musiciens issus des territoires du Souss.Ces maîtres ont acquis ces dernières décennies une immense popularité.Le poète-chanteur (rays) s’accompagne à la vièle monocorde, ribab, au timbre “aigre-doux”. Le Rays est accompagné par plusieurs joueurs de luth à trois ou quatre cordes (lotar ou lginbri) et d’un joueur de cloche (naqous) auxquels s’ajoutent parfois des joueurs de tambours sur cadre (allun) et de nuiqsat.La poésie des Rways, composée à partir de distiques, utilise des images du monde agricole, de la chasse, de la nature et les thèmes de l’amour déçu, de la religion ainsi que des commentaires sociaux. Les airs, inspirés des territoires d’origines des Rways (Souss) mais aussi de la musique militaire européenne ou de la musique arabo-andalouse, se développent avec de nombreux sauts de quartes et de quintes en couvrant jusqu’à une octave et demie ! La construction des phrases mélodiques (dont chacune correspond a un vers) est généralement formée de deux ou quatre fragments mélodiques parallèles.»Leurs capacités d’adaptation à toutes sortes de lieux et leurs facultés de modifier leur répertoire selon l’auditoire font également partie de la spécificité des Rways. «La forme même de leur «performance» s’y prête particulièrement bien, puisqu’elle est composée de segments.Ces musiciens qui maîtrisent toute cette complexité musicale sont ainsi devenus des éléments incontournables de la musique amazighe.Extraits du livre de M. Rovsing Olsen, Chants et danses de l’Atlas, ed. Cite de la musique/ Actes sud, 1997.Très sensible aux répertoires des Rways, comme chaque année, le festival Timitar met à l’honneur les nouvelles voix féminines.Pour rendre hommage aux immortelles, le festival Timitar invite l’orchestre Belmouden afin d’accompagner les Rayssates de la région qui perpétuent et interprètent des textes et compositions éternels.


- Orchestre Belmouden  (Maroc)


Maître Belmouden est actuellement l’un des meilleurs joueurs de Ribab. Lahcen El Ansary est né à Chichaoua mais a grandi à Imtougua.Il a accompagné les grands Rways, aujourd’hui disparus, comme : Rays Albensir, Rays Bounsir, Rays Ahrouch, Rays Abdellah Ben Driss. Aujourd’hui, il accompagne la plupart des Rways. Bien qu’il n’ait aucun album à son actif, il a participé à l’enregistrement de plus de 1000 albums en accompagnant les Rways.Maître Belmouden est l’artiste le plus sollicité par les Rways et Rayssates, sa maîtrise du Ribab lui conférant un réel respect dans le milieu des joueurs de Ribab.Il se produira à Timitar avec son orchestre pour rendre hommage aux immortelles Rayssates.


-Raïssa Khadija Taiyalt (Maroc)


Khadija Taaiyalt fait ses débuts avec l’artiste Raiss Atbir. Elle enregistre avec lui plusieurs albums durant l’année 1992.Elle produit par la suite son propre album. Grâce à sa voix exceptionnelle, elle se voit sollicitée par de grandes maisons de production pour produire plusieurs albums pour des groupes célèbres tels que Bnat Adadan, Tislatine Ounzar, Bnat Outaleb, Tiyaline. Elle a contribué à de très nombreux albums de musique Amazigh et a participé à plusieurs festivals locaux



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Raïssa Amina Tabaamrant (Maroc)


Son parcours artistique débute en 1974 avec le groupe «EL ACHRA» à Anza à Agadir.Amina a participé avec ce groupe à plusieurs événements artistiques dont la célèbre soirée «Sibak Al Moudoune».A partir de 1980, elle étudie 2 ans au conservatoire de musique d’Agadir. Elle joue du Banjo et Loutar.Raïssa Amina a entamé l’activité des rways en 1990 et a produit son premier album musical la même année. Avec aujourd’hui, plus d’une vingtaine d’albums à son palmarès, l’artiste participe à plusieurs festivals de musique au Maroc et est régulièrement invitée à se produire lors des soirées organisées au profit de la diaspora marocaine résidant en France.







- Batoul El Merouani Guedra (Maroc)



Batoul El Merouani, meneuse de la troupe de tarabe hassany qui porte son nom est originaire des provinces du Sud marocain. Devenue célèbre dans les années 80, elle a participé à plusieurs festivals au Maroc et à l’étranger. Cette troupe, composée de dix hommes et femmes qui portent des habits traditionnels, des capes et des darrâa, pratique la danse populaire sahraouie des provinces du Sud. Ses chansons filent au rythme du tambour et les danses naviguent entre la guedra et la danse du poignard. Le tarabe hassany est un style musical connu pour la richesse de ses sonorités. Les instruments traditionnels qui accompagnent le tarabe sont la tabla, le ney, le tadnit et le ardîne. La voix féminine y a également beaucoup d’importance. La danse des femmes met en scène le mouvement harmonieux des doigts de la main alors que les hommes accomplissent la danse du poignard.La guedra fait partie du répertoire traditionnel de Laayoune et Goulimine. Le chanteur principal joue du tbel en accélérant progressivement le rythme. Les participants des deux sexes chantent en battant des mains, alors que la danseuse, agenouillée, accomplit des mouvements avec ses bras tout en faisant vaciller sa tête. Dévoilant son visage et ses bras, la danseuse répète ses mouvements en parfaite osmose avec le rythme et le chant, jusqu’à ses dernières forces. Cette danse, comme beaucoup d’autres au Maroc, est extatique.







- Oulad Ben Aguida (Maroc)


Le groupe Oulad Ben Aguida est originaire du village Oulad Zid dans la région de Safi. Il se compose de trois frères : Bouchaïb au violon, Miloud au oud et Boujemaâ aux percussions.Ce trio devient avec Cheikha Hafida, un quatuor qui va se lancer dans l’art de l’aïta.L’image de la troupe sera définitivement associée à celle de la diva Fatna Bent El Houcine qu’ils rencontrent en 1977. Leur carrière court sur plus de deux décennies et leur a permis de se produire dans les cabarets de Casablanca mais également lors des moussems, fêtes de mariage, fêtes nationales, particulièrement à Safi et à El Jadida. Cette aventure commune a duré ainsi jusqu’en 2000.Aujourd’hui, Oulad Ben Aguida continue son chemin sous la direction de Bouchaïb et Hafida Hasnaouia. En plus des trois cheikhs et Hafida, le groupe se compose du cheikh Mustapha Hekaki (percussions) et des cheikhates Souad, Gouchia et Khadija.Ils ont enregistré plusieurs albums mettant en valeur leur composition, s’appuyant sur des textes poétiques. Vivant actuellement à Safi, ils approfondissent ainsi leur connaissance du patrimoine de l’aïta.







 



2 commentaires pour cet article
  1. Le 2010-07-11 à 15:02:43 par yassin

    salut


  2. Le 2010-07-14 à 17:22:03 par kamal

    tawsna tamazight


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