Le nouveau gouvernement marocain ''renforce'' l'opposition islamiste drapeau maroc


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Le nouveau gouvernement marocain, nommé lundi par le roi Mohammed VI, a décidément consolidé les rangs de l'opposition islamiste parlementaire, après que le Mouvement populaire (MP), un grand parti de sensibilité berbériste, arrivé troisième des dernières élections législatives, a rejoint le Parti de la justice et de développement (PJD, islamiste modéré).

Cette dernière formation talonnait le Parti de l'Istiqlal (Indépendance), dont le leader Abbas El Fassi s'est vu conforté dans le poste de Premier ministre.

L'exécutif, auquel participent quatre partis politiques de la majorité sortante, au lieu de cinq annoncés par M. El Fassi au début de ses tractations "houleuses" et parfois "tendues" qui ont duré plus d'un mois après l'annonce des résultats des législatives du 7 septembre, a créé la surprise lorsque le MP a décidé bon gré mal gré et à la dernière minute de rallier l'opposition aux côtés des islamistes du PJD. Probablement faute de "compromis" ou plutôt de "concessions" de part et d'autre avec le nouveau Premier ministre conservateur.

La majorité actuelle est composée de quatre partis, en l'occurrence l'Istiqlal, l'Union socialiste des forces populaires (USFP), grand perdant des élections, le Rassemblement national des indépendants (RNI, centre-droit) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS, gauche).

L'Istiqlal, arrivé en tête des législatives avec 52 sièges sur les 325 que compte la Chambre basse du Parlement marocain, se taille la part du lion avec dix portefeuilles, devant le RNI qui obtient sept ministères, l’USFP, son allié de la Koutla (bloc démocratique) qui hérite de cinq départements, dont un ministère d'Etat sans portefeuille attribué à son Premier secrétaire général Mohamed El Yazghi, et le PPS qui se contente de deux postes.

Le PJD, fort de son nouveau "allié" dans l’opposition, malgré ses divergences de taille avec le MP au niveau des principes, fondements et orientations générales, a fait sa première sortie, mardi, en critiquant la composition de la nouvelle équipe gouvernementale et la manière dont elle a été formée.

Le nouveau cabinet de M. El Fassi (67 ans) compte 34 membres, dont 24 issus des quatre partis de la majorité et 10 sans appartenance politique, avec des portefeuilles attribués à des ministres dits "de souveraineté", désignés directement par le roi Mohammed VI, à savoir : les Affaires étrangères, l'Intérieur, les Affaires islamiques, la Défense, ainsi que le Secrétariat général du gouvernement.

Selon un responsable du PJD, formation arrivée deuxième aux législatives avec 46 sièges, l'actuel gouvernement compte de nombreux technocrates.

"Certains d’entre eux n'ont pas la compétence des départements auxquels ils ont été affectés (...) Nous ne nourrissons pas l'espoir qu'il (gouvernement) fasse avancer le Maroc", a-t-il affirmé.

Après que le MP a été "évincé" du gouvernement en rejoignant l'opposition pour la première fois de son histoire politique au Maroc, près de 16 de ses députés ont fait défection collective vers d'autres formations politiques, a-t-on appris de sources proches de cette formation.

Si des observateurs à Rabat estiment que "certains ministres se sont vus collés des étiquettes de partis politiques auxquels ils n'ont jamais adhérés", quelques journaux marocains s'accordent à dire que des ministres apolitiques "ont été bel et bien imposés aux partis de la majorité".

Pour les premiers, lors des tractations pour la formation du nouveau gouvernement, "le combat s’est déroulé autour des portefeuilles et des avantages au lieu de l'application des programmes arrêtés par les partis de la majorité", estimant que les formations politiques marocaines "ont été vidées de leur substance et acculées au pied du mur face à la montée et à l'hégémonie des technocrates", dont était issu justement le Premier ministre sortant, Driss Jettou.

Ces apolitiques ont gagné en importance, en laissant aux partis des rôles modestes, ont-ils fait remarquer.

Une telle donne saura conforter à plus d'un titre une opposition au gouvernement plus forte, composée notamment du PJD et du MP.

Mais, dès son investiture, le gouvernement marocain, probablement conscient de la taille et du poids de la nouvelle opposition, a affiché sa volonté d'assurer la continuité des réformes socio- économiques initiées par le roi Mohammed VI qui, selon M. El Fassi, constituent "une des priorités de son cabinet".

"Je vais préparer dès maintenant la déclaration de politique générale du gouvernement que je présenterai dans les prochains jours devant le Parlement afin d'obtenir sa confiance. Ensuite, mon cabinet s'attellera à la préparation du projet de loi des finances de 2008", a-t-il affirmé, dans une déclaration peu après l'investiture de son équipe gouvernementale.

D'ailleurs, le PJD a renforcé sa représentativité lors des dernières élections législatives, en axant sa campagne sur la lutte contre la pauvreté et la marginalisation.

Mais, faute de ne pas parvenir à occuper la première place lors du scrutin, comme il l'avait souhaité, il a récidivé et opté "délibérément" pour l'opposition.

"La véritable mission du PJD est de faire pression au sein du Parlement pour que le cabinet de M. El Fassi fasse preuve d’efficacité", a confié à la PANA un responsable du parti.

Avec l'arrivée inopinée du MP, les deux formations auront à pactiser, en dépit de leurs divergences, en vue d'asseoir une opposition au vrai sens du terme.

Selon des observateurs, le Maroc a plus que jamais besoin de cette forme d'opposition, "dans le but de redresser la barre et palier les disparités sociales criantes dans un pays, dont l'économie demeure fortement dépendante des alias climatiques et où la pauvreté, l'analphabétisme, la précarité, l'exclusion et la marginalisation poussent des centaines de jeunes cadres à quitter le Royaume chérifien pour s'offrir une place sous d'autres cieux".

Le "piètre" taux de participation de 37% au scrutin dernier, le deuxième sous le règne de Mohammed VI depuis son accession au trône en 1999, est très révélateur et appelle à réfléchir sur la confiance des populations envers les partis politiques.


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