Le Premier ministre israélien en exercice et chef du parti centriste Kadima, Ehud Olmert, finalisait jeudi la composition de son prochain gouvernement après un accord avec le parti travailliste.

 Le Premier ministre israélien en exercice et chef du parti centriste Kadima, Ehud Olmert, finalisait jeudi la composition de son prochain gouvernement après un accord avec le parti travailliste. "Nous avons élaboré avec succès les lignes du programme gouvernemental de la prochaine coalition gouvernementale", a indiqué un des négociateurs du parti travailliste, David Libaï, tandis qu'un de ses homologues du Kadima faisait état d'un "bon accord pour les deux parties et pour l'Etat d'Israël", en dépit de "tractations longues et difficiles".

En vertu de cet accord de coalition, les travaillistes (19 sièges) ont obtenu la Défense, l'Education, l'Agriculture et quatre autres ministères, dont deux sans portefeuille.

"Il appartiendra au Comité central du parti travailliste de choisir les personnalités pour ces divers ministères", a indiqué à la première chaîne publique de la télévision israélienne le député travailliste Ephraïm Sneh, un proche de M. Peretz.

La télévision a précisé que le Comité central travailliste se réunirait à cette fin dimanche à Tel-Aviv à 15H00 locales (12H00 GMT).

Mercredi, Kadima (29 sièges) et le parti des Retraités (7 sièges) ont conclu une alliance au Parlement où ils constitueront un bloc unique de 36 députés, deux ministères étant confiés à cette dernière formation.

Selon la radio publique israélienne, les négociations du Kadima avec les représentants du parti ultra-orthodoxe sépharade Shass (12 sièges) sont sur le point d'aboutir, de même qu'avec la Liste unifiée de la Torah (6 députés), autre formation religieuse ultra-orthodoxe.

En revanche, le chef du parti russophone d'extrême droite Israël Beiteinou (11 élus), Avigdor Lieberman, a fait état jeudi de divergences profondes tant sur le programme du prochain gouvernement que sur la répartition des portefeuilles, empêchant son ralliement au pouvoir.

Le nouveau gouvernement issu des législatives du 28 mars s'appuierait donc sur une majorité de 73 députés, sur un total de 120 à la Chambre.

Cette assise parlementaire pourrait toutefois se renforcer, car le Kadima a aussi entamé des tractations avec le parti de gauche laïque Meretz (5 sièges), a indiqué la seconde chaîne privée de la télévision israélienne.

Par ailleurs, l'ancien Premier ministre Shimon Peres est éclaboussé par un scandale de financement illicite de sa campagne électorale aux primaires travaillistes en novembre.

Selon un rapport du bureau du contrôleur de l'Etat, M. Peres a reçu il y a six mois 320.00 dollars de dons de deux millionnaires étrangers pour financer sa campagne qu'il devait perdre contre Amir Peretz.

De telles sommes dépassent le montant prévu par la loi pour des dons privés à des politiciens, de sorte que M. Peres risque des poursuites judiciaires.

M. Peres, 82 ans, a été élu député aux législatives du 28 mars sur la liste Kadima, parti qu'il avait rejoint fin 2005.

Sur le terrain, un activiste du mouvement radical Jihad islamique a été tué et trois Palestiniens blessés, dont l'un très grièvement, lors d'un raid aérien israélien contre un véhicule à Deir al-Balah, dans le centre de la bande de Gaza.

Selon des sources du Jihad, ces Palestiniens venaient de tirer une roquette Qassam contre Israël. L'armée israélienne a confirmé le raid, précisant que le véhicule était bourré de roquettes.

Plus tôt, un drone israélien avait lancé un premier raid contre la même localité mais avait raté un véhicule à bord duquel circulaient des activistes du même groupe, selon une source sécuritaire palestinienne.

Ce décès portent à 5.034 le nombre de personnes tuées, en majorité des Palestiniens, depuis le déclenchement de l'Intifada en septembre 2000, selon un décompte établi par l'AFP.

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