Le rap contestataire au Maroc

Dopés par une avalanche de sponsors, les rappeurs marocains se sont convertis à l'ultralibéralisme. Désormais, ils affichent sans complexe leur ambition : profiter au maximum du système. Revanche sociale d' «ex-pauvres» ou arrogance de «nouveaux riches», la course aux royalties excite les jalousies dans l'entourage des artistes. Intimidations, coups de poing et rumeurs sont monnaie courante. Quand la culture violente de la rue se conjugue au cynisme d'un marché saturé, c'est toute la scène rap qui tangue.
Méfiant comme un chat, toujours prêt à rebondir sur une formule, Taoufiq Hazeb, dit Al khasser ou encore Bigg Da Don, habite au quartier Roches Noires, le terrain de son enfance. A 24 ans, diplômé en droit section française, ce fils oujdi d'un employé de l'ONCF, vient de signer un contrat avec le label «monopole» Click Records, dirigé par Mehdi Benslim. Son album «M'gharba Tal Mout» est considéré l'une des plus belles réussites du rap marocain.

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