Légendes de la musique : Barry White, «le Caruso de la soul»

Surnommé par certains «le Caruso de la soul», Barry White s’est très vite adjugé le droit de se faire appeler le roi incontesté de la soul, le king des seventies, l’absolu Mister Love du disco sensuel, immédiatement reconnaissable à sa voix grave et chaude.


Barry Eugene White est né à Galveston, au Texas, le 12 septembre 1944. Il est élevé par sa mère, une actrice appelée Sadie Marie Carter. Il passe les premières années de sa vie, entouré de son frère Darryl, fasciné par les talents musicaux de sa mère qui chante, joue du piano et écoute de la musique classique. Dès l’âge de 4 ans, elle lui apprend à chanter. Il joue de l’orgue et chante du gospel dans les églises et se voit rétribuer pour ses services dès l’âge de 11 ans. C’est à 14 ans qu’un phénomène étrange se produit. D’une voix fluette, il passe, en très peu de temps, une nuit selon la légende, à une voix de basse hallucinante, profonde, caverneuse qui résonne dans sa poitrine comme un échos. Il quitte l’école et se fait arrêter pour vol de voitures, ce qui lui vaut de passer plusieurs mois en prison. Très vite, il comprend que sa vie n’est pas là et décide de se consacrer à sa véritable passion : la musique.
Au début des années 60, il se produit sur scène, apprend à jouer d’à peu près tous les instruments et s’initie au travail de studio et de producteur. Il est déjà marié et père de quatre enfants lorsqu’il divorce de son amour de jeunesse à l’âge de 21 ans. En 1966, il commence à composer, produire et sort son tout premier titre en tant qu’interprète. Pourtant, il reste encore dans l’ombre et c’est Jackie Lee qui interprétera le légendaire « Your sweetness is my weakness » en 1970 et que Barry White rendra célèbre un peu plus tard. A la fin des années 60, Barry rencontre un groupe de chanteuses, Love Unlimited, qu’il produit et avec lesquelles il collabore activement. L’une d’elles, Glodean James, fait battre son cœur et devient son épouse en 1974. Composant toujours de nombreuses chansons, Barry White est à la recherche d’un interprète masculin pour les enregistrer, mais tous ceux qui ont entendu ces démos le persuadent de le faire lui-même et de se servir de cette voix extraordinaire, dont la nature l’a dotée. Il signe à l’époque avec 20th Century Records et sort, en 1973, «I’ve got so much to give» qui, avec son second album, «Stone Gon’», lance la carrière de Barry White en tant qu’interprète reconnu. Jusqu’à la fin des années 70, il enchaîne les albums et les tubes et devient un peu partout dans le monde le roi de l’amour et du disco sirupeux. La liste de ses succès est trop longue, mais du cœur des années 70 jusqu’à aujourd’hui, personne n’a oublié des titres comme «Let the music play», «It’s ecstasy when you lay down next to me », «Just the way you are» ou «You’re the first, the last, my everything».
Au cours des années 80, Barry est dévasté par la mort de son frère. Il reste plus en retrait tout en continuant à sortir un nombre respectable d’albums. Ce n’est qu’à la fin des années 80 que la puissante influence de son œuvre commence à se faire sentir sur les nouvelles générations. Sentant le vent tourner, Barry revient sur le devant de la scène en 1989 avec «Barry White – The man is back», un album qui rencontre un grand succès, tout comme le suivant, «Put me in your mix», sorti en 1991. Vont suivre «The Icon is love» et «Staying Power», respectivement en 1994 et 1999. Sur ce dernier album, Barry collabore avec de nouvelles têtes d’affiches comme Puff Daddy, son héritage est transmis. Malheureusement, ses problèmes de santé le rattrapent et il meurt le 4 juillet 2003. Pour toujours au panthéon des stars, Barry White restera l’une des voix les plus incroyables de la soul musique.

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