Les touristes nationaux en masse à Agadir

La forte affluence des touristes nationaux engendre de fortes cohues dans les souks et marchés et une circulation très dense dans une ville habituée au calme

Les touristes nationaux en masse à Agadir

Agadir affiche complet depuis quelques jours et visiblement pour le reste de ce mois d’août. Dès le jour de l’Aid al Fitr, la station balnéaire et ses plages ont été prises d’assaut. «Il n’y a pas une chambre d’hôtel de libre dans la ville», assure Chafik Mahfoud Filali, président de l’Association régionale de l’industrie hôtelière.
Les touristes nationaux sont bien sûr à l’origine du surbooking enregistré. Les chaleurs qui marquent le Royaume ces derniers jours sont bien sûr pour quelque chose dans l’afflux des vacanciers vers la mer. Cette situation profite aussi au locatif informel. Chambres, appartements, villas, toutes les catégories de logements ont trouvé preneur et dans toutes les localités de la ville. Il faut compter entre 300 et 1.500 voire 2.000 DH pour les chambres et appartements, par jour. Pour ce qui est des villas, les prix varient entre 2.500 et 5.000 DH par jour. Et encore faut-il trouver où se loger.
Au nord d’Agadir, la route des plages, le village de Taghazout et les localités avoisinantes en bordure de mer sont particulièrement très prisés. La demande dépasse l’offre de loin, à tel point que des familles entières passent des nuits à la plage à la belle étoile en attendant de trouver où se loger selon leurs moyens. Ceux qui envisagent de loger chez l’habitant ou en appartement meublé débarquent pour la plupart sans réservation. Tout cela engendre de fortes cohues dans les souks et marchés et une circulation très dense dans une ville d’habitude très calme. Mais la situation génère également de fortes retombées économiques sur toutes les activités annexes du tourisme. Restaurants, commerces en tous genres en tirent profit à des prix forts. Les plus prisés restent les snacks de la ville, les gargotes du port et aussi les restaurants d’Aourir sur la route des plages. Ces derniers sont devenus de véritables usines. Difficile d’y trouver place. Il faut attendre presque une heure pour y manger dans la cohue un tagine fait à la chaîne, à condition toutefois pour ceux qui sont motorisés de trouver une place de stationnement.
Chaque année, en cette période, cette situation de forte affluence se reproduit, confirmant le fort potentiel du marché émetteur national. Mais aussi l’intérêt de miser encore plus sur cette niche avec des offres de packages et produits adaptés. Il y a fort à gagner et pas seulement de manière ponctuelle pour la station balnéaire.



0 commentaires pour cet article
Il n'y a pas de commentaire sur ce poste, soyez les premièrs à réagir
Réagissez !






Les champs marqués avec une étoile () sont obligatoires!

Haut de la page