Mustapha El Khalfi à Agadir :des étudiants perturbent son cours inaugural

Hué et chahuté par une partie du public estudiantin, Mustapha El Khalfi a quand même pu donner le cours inaugural de la rentrée à l’Université Ibn-Zohr d’Agadir.

Mustapha El Khalfi à Agadir :des étudiants perturbent son cours inaugural

“Anouzla est en prison et le ministre donne une conférence sur les défis de la presse”, “Vous intimidez les enfants du peuple et vous les emprisonnez”, ... plusieurs slogans de ce type ont retenti, lundi, dans les travées de l’Université Ibn-Zohr d’Agadir.
Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, Mustafa El Khalfi, devait prononcé le cours inaugural au titre de l’année universitaire 2013-2014 sur le thème “Médias et défis de l'identité à la lumière de la révolution technologique” dans l'amphithéâtre Hassan Premier à la Faculté des lettres et des sciences humaines d'Agadir.
Plusieurs personnes en ont profité pour manifester leur mécontentement face au traitement infligé à Ali Anouzla, rédacteur en chef de la version arabophone du site Lakome. Incarcéré depuis le 17 septembre, le journaliste marocain est très soutenu dans la société civile.
Pour le ministère de la Communication, “un groupe parmi le public a tenté de faire échouer la conférence en scandant des slogans politiques qui n’ont aucun rapport avec l’Université, ni avec le thème retenu pour la conférence”.
Le ministre et les organisateurs ont donc décidé de poursuivre la tenue de ce cours afin de ne pas “se plier au chantage” d'une partie de l'assemblée réunie dans l’amphithéâtre alors que “plus de 800 personnes” souhaitaient que le cours ait lieu.
Le ministre fait la leçon
Mustapha El Khalfi, qui s'est beaucoup prononcé sur l'affaire Anouzla dans les médias alors que le dossier est en cours d'instruction, a notamment beaucoup insité sur l'ouverture sur l'autre durant cette conférence.
Durant ce cours inaugural, Mustapha El Khalfi a souligné que ce qui importe le plus aujourd'hui c'est de barrer la route à toutes les tentatives visant à créer des “ghettos” de pensées qui nourrissent les tensions internes et menacent, une fois exacerbées, de porter préjudice à l'unité de la nation.
Il a ainsi réclamé un effort de tous pour œuvrer à préserver la cohésion dans le cadre d'une vision ouverte et sereine sur le monde et qui n'aborde pas la question de l'identité de manière défensive, car animée par la peur.
Il a fait observer que les challenges actuels nés dans le sillage de la mondialisation et de la révolution technologique requièrent une gestion rationnelle de l'ouverture sur l'autre, sans pour autant y perdre son âme.



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