Pêche côtière: Industries et commerces paralysés

Pêche côtière: Industries et commerces paralysés

· Les grévistes campent sur leurs positions

Depuis 10 jours, la filière de la pêche côtière est techniquement paralysée, depuis que les pêcheurs ont décidé d’observer une grève pour une durée illimitée, avec pour cause principale le bénéfice du gasoil détaxé et au prix maximum de 5DH/litre. La concertation entre le gouvernement et les représentants de la profession semblait pourtant bien engagée. Une nouvelle réunion a eu lieu mercredi 6 février entre ces derniers et M. Mohamed Tarmidi, secrétaire général du département de la Pêche maritime, mais elle ne semble pas avoir abouti à un compromis. Selon El Hachemi el Mimouni, armateur et président de la Chambre de pêche maritime de l’Atlantique nord, les propositions gouvernementales restent raisonnables et constituent une avancée certaine dans le processus des négociations. «Il est inconcevable de paralyser un secteur aussi important du pays, qui génère un grand nombre d’emplois, alors que les négociations ne sont pas encore clôturées». El Hachemi el Mimouni dénonce en outre le manque de coordination et la crise de leadership au sein de la profession, puisque la décision ne grève ne ferait pas l’unanimité au sein des représentants des pêcheurs. Il a ajouté que même une tarification à 5 DH/litre de gasoil restait excessive, mais qu’il fallait que chaque partie fasse des concessions pour permettre l’avancement des négociations; ceci dans le but de ne pas pénaliser un secteur aussi vital pour le pays.
Le blocage de la pêche côtière est lourd de conséquences, puisque cela signifie également la paralysie de bon nombre d’activités liées à cette industrie. Citons, entre autres, les conserveries, les producteurs de farine et d’huile de poisson, les exportateurs de produits de la mer sous congélation, qui font toujours les frais de cette rupture d’activité. Les répercussions se font également ressentir pour le consommateur, puisque la raréfaction des produits de la mer est visible au niveau des achalandages. A titre d’exemple, pour la journée du 6 février, un arrivage de 62,150 tonnes de poissons de diverses espèces a été enregistré à Casablanca, contre 185,010 tonnes il y a un an, jour pour jour (source ONP). La même constatation peut être effectuée au niveau d’Agadir, qui a reçu un arrivage de 107,656 tonnes pour la journée du 5 février, alors qu’un an auparavant, ce dernier s’élevait à 358,888 tonnes, d’où la flambée constatée sur le marché du poisson, qui devient exclusivement alimenté par les stocks du congelé.



0 commentaires pour cet article
Il n'y a pas de commentaire sur ce poste, soyez les premièrs à réagir
Réagissez !






Les champs marqués avec une étoile () sont obligatoires!

Haut de la page