Révélations sur les dangers des pratiques sexuelles des routiers


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Les routiers marocains passent en moyenne trois nuits en dehors de leurs foyers et le quart parmi eux passe 6 nuits à l’extérieur du domicile familial. Cette ‘vie dehors’ les pousse à avoir des relations extraconjugales, parfois au gré des haltes. Du coup, ils peuvent en avoir avec plusieurs partenaires. Une étude réalisée par l’ALCS dans le cadre de ses actions pour la prévention du VIH-Sida et dont le Reporter a pu avoir la primeur, souligne que 25% des routiers ont plus de 24 partenaires, professionnelles du sexe, par an.

L’étude, qui s’est penchée sur un échantillon de 484 routiers, révèle qu’en moyenne générale, les routiers fréquentent annuellement 16 partenaires professionnelles du sexe et cinq partenaires occasionnelles.

AUSSI, 8,7 % des routiers ont-ils eu des rapports sexuels avec des partenaires sexuels masculins au cours des 12 derniers mois...

Les membres de cette catégorie de professionnels courent des risquent majeurs de contracter des maladies sexuellement transmissibles dont la plus dangereuse est le Sida. D’autant plus que l’étude de l’ALCS révèle que le préservatif n’est utilisé que dans près de 37% des cas seulement. Des révélations dont l’association va se servir pour passer à une étape supérieure, celle de la sensibilisation de ces professionnels.

Plusieurs pays, notamment ceux qui se préoccupent des problèmes liés aux maladies sexuellement transmissibles, en particulier le VIH-Sida, mènent des campagnes de sensibilisation auprès des acteurs qui risquent d’être un facteur privilégié de la propagation de ces maladies. Certaines catégories de travailleurs semblent particulièrement vulnérables à cause des spécificités de leur travail. C’est dans ce cadre que beaucoup de pays ont ciblé en particulier les routiers. Pourquoi précisément les professionnels de ce secteur ?

Selon un récent rapport de l’Organisation Internationale Du Travail (OIT), « les travailleurs itinérants, de façon générale, font face à des facteurs individuels et sociaux qui augmentent leur risque d’être victimes d’infections sexuellement transmissibles (IST), dont le VIH-Sida ».

En effet, les travailleurs des transports sont souvent en déplacement, loin de chez eux. Certains travaillent seuls. Evidemment, les lieux où ils font ‘escale’, la durée des voyages et la fréquence des absences hors de leur domicile varient selon les cas. « C’est pourquoi, les chauffeurs et ceux qui les accompagnent constituent peut-être la catégorie la plus vulnérable », souligne le document de l’OIT. Selon le même document, les routiers « doivent souvent faire face à des attentes prolongées. Ajoutés aux insuffisances des installations et au stress, plusieurs facteurs de risque créent une situation dans laquelle les chauffeurs peuvent adopter des comportements dangereux tels que le changement fréquent de partenaire, des rapports sexuels sans préservatif... »

L’ONUSIDA (Programme Commun des Nations Unies sur le VIH/Sida) s’alarme également. Cet autre organisme onusien estime que les chauffeurs routiers qui parcourent de longues distances sont particulièrement exposés aux risques de l’épidémie du sida. En raison de leur métier, ils sont loin de chez eux pendant plusieurs jours ou semaines d’affilée et changent souvent de région, en ayant des relations sexuelles avec différentes femmes au cours de leur trajet.

Au Maroc, l’ALCS tire la sonnette d’alarme

Au Maroc, c’est la première fois que la catégorie de professionnels de la route fait l’objet d’une attention particulière. Et c’est l’ALCS (association de lutte contre le sida) qui en est l’auteur. L’association dirigée par Hakima Himmich a pu relever « les caractéristiques, connaissances, attitudes et pratiques des routiers en matière des infections sexuellement transmissibles (IST) et du Sida sur les grands axes routiers du Maroc ».

L’ALCS a réalisé son étude en partenariat avec le Fonds Mondial de la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme et la société Total Maroc. Le résultat de son travail devra servir de base pour mette en œuvre « un projet de prévention de proximité des IST Sida chez les routiers sur les grands axes routiers au Maroc dont ceux de Guelmim-Agadir, Agadir-Casablanca et Casablanca-Tanger ».

L’objectif de l’étude effectuée est de recueillir des données sur cette population vulnérable, jusque là inconnues. Ces données devraient permettre d’adapter le projet à ses usagers et constitueront une référence pour la mesure ultérieure de l’impact du projet.

L’ALCS envisage de refaire des études similaires chaque deux ans en vue de surveiller le comportement des routiers qui constituent un vecteur de transmission de l’infection au VIH-Sida.

Comme dans les autres pays, l’enquête de l’ALCS a relevé que la mobilité des personnes constitue un des déterminants de vulnérabilité face aux infections sexuellement transmissibles (IST) et au VIH/sida. « L’instabilité, le relâchement des liens familiaux, le manque de temps pour tisser des liens solides et durables avec l’entourage, associé à un certain sentiment de liberté font que les personnes mobiles ont très souvent recours à des relations sexuelles avec plusieurs partenaires, la plus part du temps dans un cadre de commerce sexuel. Les routiers font partie de cette population mobile vulnérable aux IST et à l’infection au VIH/Sida », explique l’ALCS.

Au Maroc, un nombre très important de routiers sillonne le pays. Une minorité sont employés par des sociétés de transport bien structurées et travaillent dans de bonnes conditions. Mais la majorité travaille dans un secteur non structuré, dans des conditions souvent difficiles qui accentuent leur vulnérabilité », souligne l’association.

Pratiques sexuelles des routiers marocains

L’une des révélations de l’étude de l’ALCS c’est que les routiers constituent une population sexuellement active. Parmi 473 routiers interrogés, 428 avaient déjà eu des relations sexuelles avec pénétration vaginale ou anale soit 90,5%. L’âge au premier rapport se distribue entre 11 et 44 ans avec une moyenne de 17 ans. 75% des routiers interrogés commencent leurs pratiques sexuellement avant 19 ans.

Au cours des 12 derniers mois, 327 sur 404 répondants ont eu des rapports sexuels, soit 80,9%. A contrario 18,8% n’ont pas eu de relations sexuelles au cours de la même période.

Le nombre d’épouses ou de partenaires habituelles avec qui les routiers interrogés avaient des rapports sexuels était en moyenne de 3. Pour les partenaires avec lesquelles les routiers ont eu des rapports en échange d’argent, elles sont en moyenne de 16, avec une médiane de 9.

Par ailleurs, 25 % des routiers interrogés ont plus de 24 partenaires professionnelles du sexe par an. Les partenaires occasionnelles fréquentées sont en moyenne de 5. 25% des sondés ont au plus 2 partenaires occasionnelles par an.

Sur 336 répondants, 8,7 % des routiers déclarent avoir eu des rapports sexuels avec des partenaires sexuels masculins au cours des 12 derniers mois. Le nombre moyen des partenaires masculins étaient de 5 avec une médiane de 5. Le quart avait au moins 7 partenaires.

Il s’agit d’une population sexuellement active fréquentant de façon assidue les professionnels (hommes et femmes) du sexe.

Route, sexe et argent

Au cours des 12 derniers mois, 243 sur 311 routiers ont eu des rapports sexuels payants, soit 78,1%. Ces routiers confient qu’avec la dernière personne avec laquelle ils ont eu un rapport payant, ils ont eu en moyenne 3 rapports au cours des 30 derniers jours. Ceci témoigne de l’installation d’une relation de clientélisme entre routiers et professionnels du sexe. Une donne que l’ALCS envisage de mettre à profit dans son approche de prévention sur le terrain.

Le nombre médian des partenaires payants au cours des 12 derniers mois est de 9. Lors du dernier rapport sexuel payant, l’usage du préservatif n’est que de 36,7% et son utilisation était proposée dans 84,1% des cas par les routiers et dans 12,2% par les professionnelles du sexe.

Les raisons du non usage du préservatif lors du dernier rapport payant au cours des 12 derniers mois s’explique, selon les routiers par le fait qu’ils n’aiment pas l’utiliser. Ce qui montre les efforts à déployer par l’ALCS à convaincre les routiers de l’utilité de l’usage du préservatif, souligne l’étude. Selon le même document, 21,6% des routiers n’avaient pas, lors de leurs relations sexuelles, pensé à utiliser le préservatif et 15,6% disent que ce contraceptif n’était pas disponible.

Rapports sexuels occasionnels

Parmi les 301 routiers ayant répondu au question de l’ALCS et qui avaient des rapports sexuels au cours des 12 derniers mois, 125 avaient des rapports avec des partenaires occasionnels, soit 41,5 %. Ces routiers déclarent qu’avec la dernière personne avec laquelle ils ont eu un rapport occasionnel, ils ont eu en moyenne deux rapports au cours des 30 derniers jours. Le nombre médian des partenaires occasionnels au cours des 12 derniers mois est de trois.

Lors du dernier rapport sexuel occasionnel, le préservatif a été utilisé dans 36,3 % des cas. Cet usage a été proposé à chaque fois par le routier. Comme pour les rapports payants, les raisons qui expliquent la non utilisation des préservatifs sont essentiellement le fait que les routiers en question ne l’aiment pas (73,1%) ou que celui-ci n’est pas disponible (20,9%).

Rapports des routiers avec les préservatifs

Au cours des 12 derniers mois, parmi les routiers sexuellement actifs, 170 avaient des rapports sans utiliser le préservatif soit 70,2%. Pour la question « avez-vous déjà utilisé un préservatif avec un(e) partenaire sexuel(le) ? », sur les 345 répondants qui avaient eu auparavant des relations sexuelles, 29% avaient déjà utilisé le préservatif. Pour ceux qui n’avaient pas utilisé le préservatif, 92,6 % en avaient entendu parlé. Sur l’ensemble des routiers, 89,6% connaissent un endroit ou une personne qui peut le leur fournir.

Les pharmacies sont les principales sources connues pour se procurer un préservatif selon les routiers, avec un taux de 97%. Viennent en suite les centres de santé avec un faible taux de 14,2%, puis les ONG avec un taux plus faible de 3,8%. Il y en a parmi les routiers qui disent se procurer des préservatifs chez des épiceries ou les bureaux de tabacs et même chez les vendeurs de tabac en détail.

Comme recommandation, les rédacteurs de l’étude proposent d’assurer une meilleure accessibilité aux préservatifs, mais aussi un partenariat avec les centres de santé qui « seront utiles dans ce sens surtout ceux qui sont situés sur les axes routiers ».

Les routiers sexuellement actifs, qui avaient durant les 12 derniers mois des rapports sexuels sans utiliser de préservatif avec une prostituée ou un prostitué ou avec toute autre personne avec laquelle ils ne sont pas mariés ou avec laquelle ils n’avaient jamais habité, représentent 66,2 %.

Pour ceux qui avaient utilisé le préservatif lors des derniers moi, celui-ci a éclaté dans 28,4%. Et dans 41,7%, des routiers sexuellement actifs avaient des rapports sous l’effet de l’alcool ou de la drogue.

Révélations

Pour les 480 routiers répondant à la questions « lors de votre travail, en moyenne combien de nuits successives passez-vous hors votre résidence ? », la moyenne des nuits passées hors résidences est de 6 nuits. Le quart des routiers interrogés passent plus de 6 nuits successives à l’extérieur du foyer familial. Ces routiers passent toutes ces nuits dans leur camion, sur les aires de repos ou dans les stations sur les axes qu’ils pratiquent dans 91,6%. Les autres passent leurs nuits dans des hôtels (3,8%), dans un local mis à disposition par leur employeur (2,5%) et dans 2,1% des cas, ils passent leurs nuits soit dans des cafés soit chez leurs proches.

En ce qui concerne la distribution des routiers selon leur statut matrimonial et leurs partenaires habituels, sur les 480 routiers à la question « avez-vous déjà été marié ? », 233 routiers ont répondu par l’affirmatif, soit 46,5%, contre 53,5% qui n’avaient jamais été mariés. L’âge au premier mariage est en moyenne de 26 ans et parmi les mariés, 13% sont polygamiques.

Du reste, 31,6% des répondants ne sont pas mariés et ne vivent pas avec un partenaire régulier. Ce qui pourrait les rendre plus enclins à avoir des comportements à risque.

Risques pour les chauffeurs au passage des frontières

Dans un rapport sectoriel publié récemment, relatif aux chauffeurs routiers internationaux, l’Organisation Internationale du Travail (OIT) met l’accent sur leur exposition aux risques des maladies sexuellement transmissibles, notamment le Sida.

« S’offrir une chambre sûre, propre et confortable coûte cher. Certains chauffeurs trouvent moins coûteux de passer la nuit avec une prostituée. Par ailleurs, les chauffeurs internationaux doivent accomplir des tâches complexes dans des conditions difficiles... L’accès aux services de santé est limité, notamment aux services de diagnostic et de traitement des infections sexuellement transmissibles là où les routiers en ont le plus besoin. Parfois, les préservatifs coûtent très cher ou sont introuvables dans les lieux qu’ils fréquentent », rapporte l’organisation onusienne.

Certains ou la totalité des facteurs de risque, relève l’OIT, peuvent être à l’origine de l’infection au VIH, même s’il n’y a pas une relation de cause à effet.

Selon la même source, plusieurs études menées dans différentes régions de l’Afrique ont montré que le VIH est plus répandu dans les corridors de transport transfrontalier que dans les pays traversés. Les chauffeurs peuvent avoir des partenaires multiples, appartenant ou non à l’industrie du sexe.

« Les chauffeurs prennent parfois des femmes à leur bord en échange de rapports sexuels. Les villes d’escale abritent souvent une forte proportion de jeunes des deux sexes venus chercher fortune de la campagne environnante. Il arrive que des jeunes filles et des voyageuses de commerce se fassent transporter gratuitement en contrepartie de leurs faveurs sexuelles, service qu’elles peuvent négocier à l’avance ou offrir une fois à destination. Selon des enquêtes réalisées en Afrique occidentale, entre 3 et 32 pour cent des camionneurs sont porteurs du VIH ; ils ont fréquemment des rapports sexuels avec des rencontres d’un jour tarifées ou non ; et ils se servent rarement d’un préservatif », note l’OIT.

Prévention des risques

De nombreux gouvernements, avec des organisations d’employeurs et de travailleurs du secteur du transport, s’associent pour mettre au point des politiques et des moyens d’intervention appropriés qui permettent de s’attaquer aux causes sous-jacentes de la hausse du taux d’infection chez certains groupes de chauffeurs internationaux. Le Maroc n’a pas encore adopté cette démarche tripartite de lutte contre le fléau du sida.

Il est important, souligne l’OIT, que les partenaires sociaux oeuvrent ensemble et engagent une démarche cohérente.
Détails de l’enquête

L’étude de l’ALCS s’est basée sur un échantillon de 484 routiers à qui des questionnaires ont été soumis. Parmi eux, 16 seulement ont refusé de participer à l’enquête, soit un taux de 96,8 % de participation. Le taux de réponses varie selon les questions posées entre 96% et 80%. C’est donc, estime l’ALCS, un taux de participation très satisfaisant.

La distribution selon l’âge des routiers ayant participé à l’enquête varie entre 19 et 66 ans. La moyenne d’âge est de 33 ans, la médiane est de 32 ans, 75% des routiers interrogés ont moins de 40 ans. Il s’agit donc d’une population relativement jeune et active.

Les chauffeurs représentent 74,8% des routiers interrogés. Parmi ces derniers, 6% font du transport transfrontalier. Il y a une infime partie de conducteurs d’engins de travaux de construction.

La distribution selon le statut montre que 56,4% sont des salariés permanents, 20,3% sont des salariés temporaires et 23,4% travaillent pour leur propre compte. Alors que l’ancienneté dans le métier des routiers interrogés varie ente 1 et 42 ans avec une moyenne de 9,2 ans. 25% des interrogés ont plus de 13 ans d’ancienneté.
Sus à la stigmatisation !

De l’avis des rédacteurs du rapport de l’OIT, « à cause des facteurs de risque évoqués et des statistiques indiquant des taux d’infection au VIH élevés parmi leur rangs, les chauffeurs font parfois l’objet d’ostracisme et sont accusés de faire grimper les chiffres du VIH le long des corridors de transport. C’est un jugement à la fois injuste et contre-productif. Jeter l’opprobre sur les chauffeurs internationaux conduira tout simplement à occulter le problème du VIH/Siad, ce qui facilitera par contrecoup la propagation de la maladie. Condamner les camionneurs, c’est masquer d’autres facteurs... »

« Il importe de reconnaître les circonstances susceptibles de placer les travailleurs des transports dans une situation de risque. Des actions doivent être engagées pour réduire les risques courus par les travailleurs ainsi que par leurs familles et par les populations qu’ils côtoient pendant leurs déplacements », préconise le rapport de l’OIT.
1er décembre Une marche contre le sida

(JPG) A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre prochain, l’ALCS (association de lutte contre le Sida), organise à Casablanca une marche symbolique nationale.

L’ALCS qui commémore cette journée depuis 1989 veut profiter de cette occasion pour célébrer le 5e anniversaire de « Allo Info Sida ». Un centre d’écoute créé le 1er décembre 2002.

Ce jeudi 22 novembre, l’association organise une conférence de presse pour annoncer les dispositions prises pour organiser la marche du 1er décembre. Mais aussi pour informer l’opinion publique sur ses nouveaux partenariats. En effet, L’ALCS coopère désormais avec l’association marocaine du sport et développement (AMSD), Sida & Entreprises Maroc, l’Association soleil pour la prise en charge des enfants infectés ou affectés... Elle collabore aussi avec les antennes marocaines des agences des Nations Unies : OMS, PNUD, FNUAP, UNICEF et UNIFEM.


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1 commentaires pour cet article
  1. Le 2010-10-07 à 14:01:25 par riad

    grand merci pour reporter et bravo pour equipe de l'etude


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