Rififi à Hay Mohammadi

Dans le sillage de l'urbanisation des nouvelles zones développées par les pouvoirs publics visant à répondre aux besoins de la croissance de la ville d'Agadir, en apportant des solutions adéquates à la promotion de l'habitat social et à la résorption de l'insalubrité à ce niveau, le projet Hay Mohammadi a été entamé en termes d'équipement de cette ZUN pour produire notamment des îlots de terrains constructibles de superficies appropriées.
Dans ce sens, l'établissement promoteur de ce projet d'envergure a procédé à l'appel d'offre ouvert pour la réalisation des immeubles à vocation logement au Hay Mohammadi d'Agadir conformément au cahier des charges renfermant des conditions établies des marchés, en particulier l'engagement des candidats à réserver 40% des constructions aux appartements économiques de 45 m2 couverts et ne dépassant pas 120.000 DH l'unité (articles 10 et 12 des CPS). Hormis ces obligations, les promoteurs peuvent agir librement, avec des facilités de paiement et un montant n'excédant pas 590 dh le m2. Après divulgation des appels d'offre, mise à compétition et ouverture des plis suivant les cahiers des charges, il a été procédé à l'établissement des compromis de vente selon d'autres conditions non prévues initialement, et ce à la surprise générale. En effet, nombre de clauses ont été outrepassées, notamment les 40% des logements économiques, les modalités de construction et les montants arrêtés au prélable ne sont plus respectés dans les compromis de vente et les bénéficiaires des offres promotionnelles sont libres, de ce fait, de monter leurs projets et de les exploiter comme bon leur semble. Cette nouvelle donne des marchés conclus a donc privé la plupart des opérateurs fonciers qui se sont abstenus auparavant à cause justement des conditions draconniennes émises au départ. Un profond sentiment de frustration et d'indignation s'installe chez eux, au vu de la violation de l'article 43 du code des marchés relatif à l'annulation des appels d'offre qui édicte que : «le choix arrêté par la commission conformément aux articles précédents ne peut-être modifié par l'autorité compétente . Toutefois, celle-ci peut ne pas donner suite à l'appel d'offre et ordonner éventuellement de recommencer toute la procédure». Or, il est bien clair que la commission du suivi de valorisation, composée de la wilaya d'Agadir, de la municipalité, de l'agence urbaine d'Agadir, de la direction régionale de l'habitat et de l'urbanisme et de la direction régionale du holding d'aménagement Al Omrane d'Agadir, ne semble pas examiner et suivre la bonne exécution des prescriptions du cahier des charges et, de ce fait, se rendre compte des anomalies survenues dans ce circuit.Il est donc injuste voire révoltant de passer sous silence la transgression de l'article sus mentionné et il est du devoir des autorités compétentes de rectifier le tir pour la préservation de la crédibilité et la transparence de cette opération et surtout la consolidation de l'Etat des institutions et de droit.

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