Terrorisme : Interpol lance un avis de recherche contre les évadés de Kénitra

La thèse d’une tentative de fuite vers l’Algérie des neuf terroristes évadés se confirme. Les neuf «émirs du sang» sont toujours en cavale, une semaine après leur spectaculaire évasion de la prison de Kénitra. Les autorités marocaines, qui explorent la piste maghrébine d’Al Qaïda au Maghreb islamique, avaient saisi la police mondiale (Interpol), dans le but d’empêcher une probable fuite des très dangereux éléments de la «Salafiya Jihadia» vers l’Algérie où se terre l’ex Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), rebaptisé en 2005 l’Organisation Al Qaïda au Maghreb islamique. Interpol a réagi à l'appel marocain et a diffusé, lundi 15 avril, les photos et les noms des neuf terroristes qui se sont échappés, le 7 avril, du pénitencier de Kénitra, où ils purgeaient de lourdes peines pour leur participation aux attentats terroristes de Casablanca en 2003. Interpol, qui a émis une notice orange (alerte de sécurité mondiale), a mis à la disposition de ses 186 bureaux centraux se trouvant dans les quatre coins du monde, des informations nécessaires à l’identification des neuf fugitifs, dont les images, ainsi que les noms, passent depuis lundi 15 avril en boucle et en «Une» du site Internet de l’organisation de la police mondiale. «La notice orange, qui a été envoyée aux 186 bureaux centraux nationaux d’Interpol, comporte les noms et les photographies des terroristes en question, éléments essentiels devant aider les services de répression du monde entier dans leurs recherches et les vérifications d’identité ultérieures lorsqu’ils seront localisés et arrêtés», indique l’organisation.
Le 7 avril, à l’aube, neuf terroristes s’étaient évadés du pénitencier de Kénitra en creusant un tunnel, qui, selon des voisins de la prison, a abouti dans le jardin du directeur.
Cette opération, à nulle autre pareille, aurait été planifiée et orchestrée par l’un des plus dangereux terroristes évadés, soit Abdelhadi Eddahbi. Ce terroriste, qui a été condamné à mort en 2003 pour le meurtre d’un policier, retrouvé mort dans un puits dans le quartier Sidi Maârouf, à Casablanca, aurait été le «stratège» de la grande évasion, d’après un responsable de l’Association «Annassir», chargée de la défense des détenus islamistes.
Parmi les neuf évadés, outre Abdelhadi Eddahbi, figurent les frères Mohamed et Kamal Chatibi (deux Marocains afghans), Mohamed Chadili (disciple de l’émir du sang Youssef Fikri), Tarek Yahyaoui (un membre de la cellule terroriste de Meknès), Hicham El Alami (un complice de Mohamed Al Omari, le kamikaze qui s’est désisté in extremis à se faire exploser lors des attentats du 16 mai 2003), Mohamed Mouhim (un autre complice des kamikazes du 16 mai), Abdellah Boughmir (surnommé «l’émir de Taddart») et Hammou El Hassani (un takfiriste, lié à l’ex Groupe salafiste pour la prédication et le combat).



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