Timitar enflamme Agadir

Youssou N’Dour, Amarg Fusion, Lamchaheb, une ouverture en apothéose qui se conjugue aux rythmes des musiques du monde. Le festival Timitar des signes et cultures a ouvert le bal le 1er juillet, avec une musique au-delà des frontières.

Timitar enflamme Agadir En terre des musiques du monde, la ville d’Agadir s’érige pour accueillir les artistes d’ici et d’ailleurs. Des moments inouïs où se conjuguent le talent et la passion. Créant ainsi une Eden où s’effacent frontières et limites. Le bal s’ouvre à coups de bonheur et de partage dans cette soirée du festival du 1er juillet.
Au programme une liste d’artistes de renommée. Passant de Youssou N’Dour, Amarg Fusion à Lamchaheb. Des moments inouïs où s’effacent les  frontières du langage et de l’espace pour créer une terre où la scène et les spectateurs se fondent en un corps vibrant aux rythmes de la musique. Timitar renaît alors du multiple, lequel se confirme et se partage pour devenir substance, âme et fondement d’une musique du monde. La musique devient alors langage universel, traversant les corps et les esprits dans une transe collective. Une transe où le corps se livre, se déchaîne pour atteindre cette terre promise où s’élargissent les horizons du langage et du partage. Et comme le veut la coutume, c’est à un des groupes confirmés de Zagora que revient le mérite de donner le coup d’envoi à cette cinquième édition. Il s’agit en fait du groupe de Rekba. Une troupe qui tire ses racines de la ville de Zagora. La scène se trouve ainsi agitée par une chorégraphie cadencée, des chants poétiques accompagnés des sons de tambours et des voix uniques qui viennent évoquer ce chant nostalgique et captif.
Il y a des voyages où s’effacent le temps, les arrêts et les frontières.
La rencontre avec Amarg Fusion en est ainsi un plaisir inouï et un bonheur jamais rassasié. Le corps se trouve ainsi bercé  tout au long du trajet de ce voyage qu’on aurait aimé éternel. Au son du «Ribab» et de la chaleur de la voix de Ali Faiq, le public se  trouvait privilégié. Un panel de chansons tirées de leur nouvel album «Argan D’Oufgan» a été présenté pour la première fois au public. Quoi de plus naturel que de voir un des albums naître et se répandre sur cette scène qui l’a porté. Dans cette transe artistique, Youssou N’Dour a su régner en homme de musique prodigue, créant un trait d’union entre l’Afrique et l’Occident. Talent confirmé, créativité débordante, Youssou N’Dour porte l’essence de cette musique qui jaillit du fond de l’Afrique pour se répandre un peu partout dans le monde. La démarche de Youssou N’Dour trouve ses fondements en son engagement. «Je prends l’Afrique comme une seule carte, je pense que dès le début de ma carrière j’ai beaucoup collaboré avec l’extérieur de l’Afrique et à un moment on a senti le besoin de collaborer nous-mêmes de faire des choses au niveau de l’Afrique où il y a une diversité de culture extraordinaire, il y a beaucoup de jeunes qui prennent le flambeau», souligne-t-il lors d’une conférence de presse. 
La musique efface les frontières, créant ainsi un monde cosmopolite, c’est là même le propre de l’art et de la créativité. L’artiste rencontre d'énormes difficultés pour se produire à l'étranger. Une réalité politique qui n’exclut pas les artistes «Les artistes doivent circuler librement et il faut se débattre, nous ne cesserons jamais d'en parler aux dirigeants», confirme Youssou N’Dour. La multiplicité se trouve affirmée car c’est à «Lamchaheb» que revenait le mérite de clôturer cette première ouverture de la cinquième édition de Timitar. Invitant ainsi à une ouverture qui saura marquer ses acquis et ouvrir d’autres horizons de confirmations en tant que terre des musiques du monde.

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