Tourisme : Le Conseil du CRT d'Agadir contre le dénigrement de la région

Une réunion avec la RAM bientôt organisée pour aplanir le différend sur les tarifs et l'open sky Point de mire depuis quelques semaines, Agadir a les phares braqués sur elle. Commentaires de presse et conversations de salon y vont de leur couplet.


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Tourisme : Le Conseil du CRT d\'Agadir contre le dénigrement de la région

A les en croire, à prendre pour argent comptant ce qui se dit ici et là, elle entrerait dans une sorte de marasme qui ne dit pas son nom. Rien n'est moins vrai que cette campagne lancée à la cantonade, au prétexte qu'un malentendu a traversé orageusement sans doute les relations entre les responsables et les acteurs de la ville et les dirigeants de Royal Air Maroc. Rien n'est moins sûr, en effet, que cette focalisation pernicieuse, dissimulant mal une volonté de surenchérir. Preuve en est que le Conseil régional du tourisme (CRT), coup sur coup, a tenu lundi son conseil d'administration, son assemblée générale et rendu un hommage appuyé à Abbas Azzouzi, ancien directeur général de l'Office national marocain du tourisme (ONMT).

Cette réunion s'est déroulée en présence de Rachid Filali, wali d'Agadir Souss-Massa-Drâa, tout à son engagement de manager la marche de la ville et ce qui lui est afférent comme projets et sous la présidence de Abderrahim Oummani, président du CRT, du président de la Fédération nationale du tourisme (FNT), avec également la présence de Othman Chérif Alami venu spécialement prendre part aux travaux du Conseil, de Abdelaadim Ouallou, directeur général de l'Office national des aéroports (ONDA), de Larbi Bencheikh, directeur général de l'OFPPT, de Tariq Kabbaj, maire de la ville, Abbas Azzouzi, Abderrahman Achengli, respectivement parlementaire et président de la Chambre de commerce et d'industrie, des membres du CRT, des responsables d'agences et représentants des tour-opérateurs, des hôteliers et de plusieurs autres personnalités. Le directeur général de Royal Air Maroc, Abderrafih Zouiten, présent jusqu'à l'ouverture des travaux, a été contraint de quitter in extremis Agadir pour des raisons professionnelles urgentes après avoir, néanmoins, tenu à rassurer les responsables du CRT de la disposition de la compagnie nationale aérienne à coopérer avec eux.

Il a apporté avec lui un document, réalisé par la compagnie, décrivant les progrès enregistrés qui témoignent de l'engagement réitéré de sa compagnie. Ainsi, apprend-on, la hausse en termes d'investissements (appareils déployés, fréquences et programmes divers) vers la destination Agadir se chiffre à quelque 41%. Bel argument, certes ! Mais il n'a pas suffi à calmer les critiques soulevées, voire une rancœur qui, à vrai dire, n'a pas lieu d'être. En ouvrant les travaux, dans la matinée, Abderrahim Oummani a d'emblée donné le ton, puisqu'il a évoqué “la recherche de solutions aux attentes de la ville d'Agadir et surtout la possibilité de voir la RAM reprendre sa place au sein du Conseil de la région”. Conciliateur ? A coup sûr, mais pas moins ferme, comme il l'a démontré dans un échange vigoureux avec le directeur général de la compagnie aérienne où se sont croisés les arguments mais s'est forgée, aussi, une volonté partagée de dépasser les contingences.

Décision formelle a été prise en tout cas pour organiser une séance de travail en commun afin de déblayer le terrain à cette Vision 2015 que le président du CRT inscrit comme une date incontournable. “Le défi est de taille, mais je reste personnellement convaincu que seul un travail coordonné peut rendre lisible la politique touristique mise en place”, a-t-il affirmé. Il en a appelé à toutes et à tous pour intégrer cette priorité que le tourisme est l'affaire de tous, tous les acteurs, élus, autorité locale, administration du tourisme, compagnies aériennes, ONDA, ONMT, institutions financières, tous les professionnels sont interpellés à participer, soutenir et accompagner cette nouvelle perspective de développement touristique d'Agadir et sa région ”. Et comme pour mieux en administrer la preuve, Abderrahim Oummani a souligné que le “ destination Agadir a connu d'excellents résultats pour le mois de mai 2008, avec notamment une hausse de 7% en arrivées et de 5% en nuitées”.

Ce qui l'incite ensuite à mettre en garde les uns et les autres sur une quelconque crise de l'activité et qui sont tentés par un défaitisme devenu à la mode: “Ceci prouve, ajoute-t-il, qu'il n'y a aucune place pour le pessimisme ni l'immobilisme et qu'il est primordial de garder le cap et de s'inscrire encore dans l'esprit de la campagne “Agadir, terre du sourire ” lancée il y a dix jours et dont les signes fleurissent un peu partout dans la ville. Il a tenu ensuite à tempérer les ardeurs soulevées contre la RAM, annonçant qu'il a largement débattu avec son directeur général, évoqué la création d'un Fonds spécial proposé à la même compagnie pour promouvoir le tourisme et contribuer à l'alléger au niveau du transport, etc. Le débat qui a suivi a été marqué de par sa vivacité d'une interrogation majeure : comment penser le tourisme à l'horizon 2015 dont le CRT a fait son emblème ? Et dans cette même question, les interrogations subsidiaires comme la construction de la fameuse corniche appelée "la Promenade", lancée il y a quelques mois, surviennent tout de go.

Pour avoir dit “ la Promenade est désormais derrière nous ”, Guy Marache, dont le poids est aujourd'hui à l'image des réalisations qu'il entreprend, s'est fait vertement répliquer par Rachid Filali : “Non, M. Marache, la Promenade est devant nous” ! Autrement dit, elle est mise au profit de la ville, de ses populations, des établissements hôteliers qui la longent comme aussi des touristes qui l'empruntent. La Promenade, auparavant, avait suscité la réflexion originale de Saïd Skalli, ancien président du CRT, tout à sa parfaite maîtrise du dossier et qui a évoqué "l'autoflagellation" à propos de cette allée dont les travaux, croit-on savoir, ont curieusement suscité désagréments et inconvénients à des hôteliers ! Chiffres et documents à l'appui, Saïda Skalli a concentré son argumentation en revanche sur ce qu'il appelle le “problème de l'aérien”. Problème cyclique, dit-il. Mais Agadir n'est accessible que par l'avion, c'est le nœud gordien et si la RAM ne s'inscrit plus dans l'esprit des engagements pris jusqu'ici, l'optimisme n'a plus de mise. Il a prévenu que la saison 2008 est quasiment terminée, avec pertes et fracas, et l'on ne peut compter que sur le tourisme national.

Revenant sur la Promenade, aussi bien Salah Benhammane que Hamid Bentahar et Othman Alami ont estimé que “le plus dur est derrière nous” et qu'il convient d'avancer, estimant, comme le fait le président de la FNT, que l'allée constituera davantage un élément valorisant pour la ville qu'un handicap. Il n'est que de voir les îles Baléares, Nice ou le Touquet pour s'en convaincre. Avec un sens aigu du devoir de vérité, Rachid Filali a mis en exergue l'absence de communication au niveau de la Corniche, mais, assure-t-il, la première et dure partie des travaux est achevée, ceux-ci sont arrivés vers la fin et d'ici le mois de décembre tout sera terminé. Il a rappelé qu'à ce niveau, la Corniche ne saurait focaliser l'attention des responsables du secteur alors qu'il s'agit de réfléchir et de penser une mise à niveau globale du tourisme. Le wali a rendu hommage à Abbas Azzouzi, félicité Guy Marache pour son esprit d'entreprise et son respect des engagements et annoncé “qu'il n'y a pas de fatalité, tous ceux qui veulent réaliser des projets sont invités à les réalise” ! Le maire de la ville, Tariq Kabbaj, n'aura pas été, quant à lui, tendre.

Il a rappelé qu'il existe dans “belle vision” quelques “points noirs”, qu'il existe des hôtels encore fermés, des carcasses comme l'hôtel Salam et que la Sonaba reste entravée. Mieux, la communication sur la ville, assure-t-il, reste déficitaire, elle fait défaut et il n'est que de voir les guides en Europe qui présentent la ville avec de vieux clichés et qui n'ont jamais été corrigés ou revus. A Agadir, il n'y a rien à dire, affirme-t-il. Au pessimisme, se substitue néanmoins une note encourageante: Pavillon bleu, plage labellisée, mais ville très chère tout de même, ajoute-t-il. Il a annoncé ensuite une mise à niveau globale de la ville, avant de lancer à l'endroit du directeur général de l'ONDA la petite “pique” sur l'entassement au terminal 2 de l'aéroport Mohammed V des voyageurs en partance pour Agadir. Abdelâadim Benallou a décliné, quant à lui, la série de mesures qui seront mises en œuvre dès la semaine prochaine, à savoir l'organisation au niveau du terminal 1, la meilleure signalisation et la participation de l'ONDA aux efforts du CRT d'Agadir. Il a surtout apporté la réponse idoine à l'information sur les redevances aéroportuaires, soit une taxe de 120 dirhams par passager perçue par l'ONDA, alors que d'autres sources ont avancé le chiffre de 92 euros. 




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