Tourisme : le succès du plan «Azur»

Avec la mise en place en 2001 par S.M. le Roi Mohammed VI du plan "Azur", ayant pour objectif de tripler le nombre de touristes reçus chaque année pour le porter à dix millions à l'horizon 2010, le Maroc multiplie les destinations touristiques sur son sol, cherche à s'ouvrir et diversifie sa clientèle, souligne mardi le quotidien économique et financier français "La Tribune".

Ce nouveau plan de développement du tourisme au Maroc devait permettre de créer 600.000 emplois directs auxquels devaient s'ajouter cinq fois plus d'emplois indirects mais aussi des emplois créés dans le bâtiment pour la construction des infrastructures, dont 80.000 chambres et 170.000 lits supplémentaires pour un investissement de huit à neuf milliards de dirhams, relève le journal dans une enquête sous le titre "Le second souffle touristique au Maroc : le nouveau miracle marocain".

A mi-chemin du plan pour 2010 et à plus de quatre ans après l'annonce de ce plan ambitieux, le bilan dressé par le gouvernement marocain à l'occasion de la 6e édition des Assises du tourisme, tenues dernièrement à Tanger, est "d'ores et déjà positif", ajoute-t-il, faisant remarquer que le plan s'est traduit notamment par une "véritable ouverture du ciel marocain" et la mise en construction de nouvelles destinations touristiques.

Le Maroc, qui jusqu'à présent vendait principalement les destinations Marrakech (35 % des nuitées) et Agadir (31 %), s'est lancé dans "un vaste renouvellement de son offre touristique", signale le quotidien français pour qui, ces deux villes "vedettes", qui affichent des taux d'occupation de 70 % en moyenne sur l'année contre 45 % pour l'ensemble du pays, sont confrontées en haute saison à "un manque chronique" de capacités d'accueil.

Le Royaume espère ainsi répartir cet afflux de clientèle sur au moins dix autres sites, en partie sur ses 3.500 kilomètres de côtes que compte aujourd'hui pour seule grosse destination la ville d'Agadir, indique "La Tribune", faisant savoir que le plan "Azur" vise à créer six stations balnéaires "nouvelle génération", dont chacune sera dédiée à une thématique et à une clientèle spécifique et offrira un "mix" entre hôtels et hébergement de loisirs à acheter ou mis en location saisonnière. Après avoir signalé que des avantages fiscaux substantiels ont été accordés aux promoteurs touristiques, le journal estime qu'en procédant de la sorte, le Maroc entend délimiter les zones dédiées au tourisme et empêcher un développement immobilier "anarchique" sur ses côtes.

S'il a mis l'accent sur la création de nouvelles destinations, le Maroc n'oublie pas les villes anciennes, ajoute-t-il, faisant savoir que le plan "Mada'in" prévoit à cet égard le développement et la modernisation de villes telles Casablanca, Agadir, Tanger, Meknès et Ouarzazate.

"Si le Maroc pense tourisme, ce n'est pas seulement pour les étrangers", souligne la publication, notant que le plan "Biladi" prévoit la réhabilitation de sites de séjours destinés aux familles marocaines, notamment dans des campings et des appartements hôtels.

"La Tribune" affirme que le plan "Azur" est l'un "des succès à la gloire" de S.M. le Roi Mohammed VI, "symbole d'une politique d'ouverture et de modernisation du pays", (...) qui "s'implique personnellement dans la recherche de nouveaux partenaires financiers".

S'il a une tradition de partenariats avec les investisseurs européens, le Maroc commence aussi à "séduire" les pays du Golfe qui cherchent à employer au mieux la manne pétrolière, relève le quotidien français, rappelant l'annonce de la firme publique "Dubaï Holding" d'investir 12 milliards de dollars dans les cinq ans à venir dans des projets immobiliers et touristiques dans le Royaume.


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