Tueurs en série : l’étrangleur des prostituées à Agadir

Abdelhak est mosaïste, quadragénaire et marié. Son seul plaisir était d’avoir des rapports sexuels avec des prostituées et de les étrangler après avoir assouvi son plaisir Bilan : 3 victimes.

Tueurs en série : l’étrangleur des prostituées à Agadir

À 273 km au sud-ouest de Marrakech et à 173 km au sud d’Essaouira, se situe la capitale de la région du Souss, Agadir. Une ville moderne et touristique avec ses hôtels, restaurants, piscines,  discothèques et sa plage de sable fin de plus de six kilomètres. Une ville qui a été totalement reconstruite suite au tremblement de terre qui l’a détruite la nuit du 29 février 1960. Entre cette date et le dimanche 29 janvier 1996, il y a exactement trente-cinq ans et onze mois. Le matin glacial de ce jour, la ville est presque déserte est calme. Il n’y a que les éboueurs qui sillonnent les boulevards, les avenues et les ruelles pour collecter les ordures ménagères, vider les bacs et nettoyer les artères. La rue Al Koronfoule (Le girofle) au quartier Riad Salam n’est pas l’exception.
- «Arrête... », lance à haute voix l’éboueur pour que le chauffeur du camion benne s’arrête.
-«Roule...»,  lui demande-t-il quand il vide le bac avec le même ton. Seulement, cette fois-ci, il lui a demandé de s’arrêter sans le solliciter de reprendre le chemin. Pourquoi? Le chauffeur ne sait rien. Et pourtant, il patiente tout en fumant une cigarette, il ne demande rien à l’éboueur, il poireaute sans contester. Seulement, le chauffeur jette un regard furtif sur le rétroviseur. Stupéfait, il écarquille ses yeux. Pourquoi ? L’éboueur tombe par terre. Il semble avoir perdu connaissance. Le chauffeur ouvre la porte, saute du camion benne, se dirige vers l’arrière, se plante devant le corps de son collègue, puis se tourne vers la porte d’un immeuble. Il appelle le concierge et lui demande une bouteille d’eau. Le chauffeur retourne vers l’éboueur, lui asperge le visage d’eau.   L’éboueur se réveille, scrute le chauffeur, lui indique le bac... Qu’est-ce qu’il y a ? Le chauffeur regarde à l’intérieur. C’est la grande surprise ! Il n’en croit pas ses yeux. Sur le coup, il échange un regard inquiet avec son collègue.
«La tête d’une femme ? », s’interroge-t-il comme s’il tentait de convaincre ses yeux de ce qu’ils ont vu. Horrible, effrayant.une situation qui dépasse l’imagination. La tête d’une femme ? Avec ses beaux yeux et ses longs cheveux ? Le chauffeur du camion benne a la chair de poule. Où sont les autres parties du corps ? Dans les autres bacs ? Le chauffeur lève le couvercle d’un deuxième bac, regarde à l’intérieur et recule tout en poussant un soupir, non pas de soulagement, mais d’angoisse, d’inquiétude, d’émoi. Que doivent-ils faire ? Alerter la police. Les éléments de la police judiciaire de la ville d’Agadir se dépêchent sur les lieux. La nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Du coup, le quartier perd son calme habituel. La police scientifique et technique, la brigade cynophile, les limiers des renseignements généraux et  les éléments de la protection civile  arrivent sur les lieux quelques secondes plus tard. Un cordon sécuritaire encercle tout l’endroit empêchant les personnes de s’approcher des deux bacs. Chaque brigade se charge de sa mission pour résoudre cette énigme. Où sont-ils les autres morceaux du corps? Les chiens de la brigade cynophile cherchent le reste du corps. Une opération de ratissage de grande envergure de cinq heures débouche sur la découverte d’une hanche jetée dans un terrain vague de la région d’Iligh, à quelque 140 km au sud-est d’Agadir. Mais, il reste d’autres parties du corps à trouver. Les trouveront-ils ?



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